Excursion savoisienne

Le week-end dernier, je suis allée à Chambéry. C’est à une heure de chez moi, mais je ne connais pas du tout la ville. C’est qu’il me faut un but pour me rendre une première fois quelque part. Je ne suis pas du genre aventurière, à partir découvrir un  lieu juste pour le plaisir de la découverte. J’ai besoin d’occasions.

L’occasion d’un stage autour du roi Renaud pour me rendre à côté de Nuits-Saint-Georges (une sortie d’autoroute dont le nom évocateur m’avait toujours fasciné, même sans connaître le vin) ; l’occasion d’un concert qui me tient à cœur pour aller jusqu’à Vienne ou Saint-Pierre de Chartreuse ; l’occasion de réunions syndicales pour découvrir Paris (et apprivoiser la capitale).

Et donc, ce week-end, c’est à l’occasion d’un stage de chant animé par Liliana Bertolo et Sandro Boniface (chants de noël de Bressans) que j’ai fait le déplacement à Chambéry.

J’avais préparé l’itinéraire sur Mappy. Plutôt deux fois qu’une. D’abord jusqu’au musée savoisien, dans un deuxième temps jusqu’au parking de Falaise (à neuf minutes à pieds d’après Mappy) pour être sûre de pouvoir me garer. Je suis partie avec de la marge pour me laisser le temps d’arriver sans stress. Une petite marge. C’est-à-dire qu’après un léger détour (suite à un engagement sur une mauvaise voie), une fois enfin garée au niveau 3 du parking de Falaise (étant donné que les quelques places disponibles plus bas n’étaient pas vraiment accessibles à cause de véhicules garés de manière trop gourmande — pour le dire plus élégamment que ce que j’ai pensé sur le moment…), il me restait une dizaine de minutes pour rejoindre le musée.

N’ayant pas la notion des distances, j’ai marché trop longtemps avant de bifurquer sur la droite. Je suis revenue assez tranquillement sur mes pas, sachant que j’étais dans le bon secteur. Mais quand j’ai entendu sonner deux heures, j’ai senti la panique poindre insidieusement… Et plus j’avançais dans la zone piétonne, plus elle montait. Au point de me sentir complètement perdue quand j’ai débouché sur une place. De quel côté aller ? Je n’avais plus aucuns repères. Je me suis engouffrée dans la librairie qui était là pour demander mon chemin. C’est rassurant une librairie. Le musée se trouvait tout de suite à gauche. Sur la place. En fait, j’étais arrivée à destination.

Ça m’a rappelé le soir où, il y a des années, je cherchais le TNP de Villeurbanne alors que j’étais garée devant.

Remise de mes émotions, après une première après-midi d’apprentissage d’une chanson en franco-provençal, je me suis dit en retournant au parking que je devrais revenir à Chambéry pour déambuler dans les rues et découvrir la ville. Comme je m’imagine aller à Fourvière en dehors du festival, me balader aux alentours du musée dauphinois de Grenoble, partir en exploration dans Paris, me promener dans les rues de la Côté Saint-André. Revenir dans ces lieux, découverts à l’occasion, pour eux-mêmes.

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