Rencontre avec L’Ecrivain national

Mercredi 15 octobre, il y avait une rencontre avec Serge Joncour à Lyon, à l’occasion de la sortie de son dernier roman L’Ecrivain national. Je le tenais de l’auteur lui-même qui l’avait annoncé sur sa page Facebook et j’avais noté le rendez-vous dans mon agenda sans en connaître encore le lieu exact, étant donné qu’il y a plusieurs librairies Decitre à Lyon. Je me disais bien que les précisions seraient apportées en temps et en heure (en fait, il suffisait d’attendre la parution de l’agenda des rencontres d’octobre). Donc, mercredi dernier, me voilà partie à Lyon en TER, L’Ecrivain national sous le bras, enfin, dans mon sac et surtout, entre mes mains le temps du trajet, parce que même si je l’avais acheté quasiment lors de sa sortie, je ne l’avais pas encore entièrement lu.

Il faut dire que je voulais d’abord terminer le livre que j’étais alors en train de lire. Seulement, Femmes qui courent avec les loups ne se lit pas avec autant d’entrain que L’Ecrivain national. Ce n’est pas que le livre de Clarissa Pinkola-Estés soit ennuyeux ou inintéressant mais il y a un truc — je n’ai pas encore bien défini quoi — qui me freine. Je n’accroche pas totalement. Bref, dimanche dernier je me suis enfin accordé le droit et le temps de plonger dans le roman de Serge Joncour et mercredi dans le train, j’en étais environ aux deux- tiers du roman.

J’ai rejoint Bellecour d’un bon pas pour arriver à l’heure, notant en passant qu’il ne faisait pas si froid. L’automne est cette saison intermédiaire où l’on hésite entre les tenues légères et les vêtements plus chauds. Ça dépend un peu du tempérament, du degré de frilosité de chacun-e. Au vu du ciel nuageux, j’avais opté pour des manches longues sous une veste et là je croisais des personnes en T-shirts.

Une fois à l’intérieur de la librairie, il m’a fallu déambuler entre le côté Rhône et le côté Saône, un peu ivre au milieu de tous ces livres, avec l’envie de papillonner dans les rayonnages. Mais non. Je me suis retenue. Il n’était pas question d’acheter un nouvel ouvrage, j’en avais une pile suffisamment haute à la maison. Je suis arrivée à cinq heures et demie passées au fond de la salle littérature étrangère. Il y avait trois personnes assises. Serge Joncour n’allait pas tarder. J’ai eu l’impression de basculer dans une scène du roman. Réel et fiction se sont étrangement entremêlés le temps de la rencontre.

Je n’ai pas eu envie de jouer les reporters photo. Ç’est un rôle que j’ai pourtant longtemps affectionné. Il y a une vingtaine d’années lors d’une rencontre FNAC, il y avait foule pour une rencontre dédicace avec Richard Bohringer. J’étais venue expressément avec mon appareil photo pour lui « voler un peu de son image » tout en restant abritée, cachée derrière mon objectif (c’est ce que j’avais noté à l’époque dans une chronique conservée dans une pochette au fond d’une espèce de panier rectangulaire en toile de jute. Ça m’aurait amusée de mettre un lien, mais on ne peut pas accéder d’un clic à une feuille manuscrite… Il faudrait que je crée une catégorie archives sur ce blog).

Vint le moment des dédicaces.

Je me suis levée et ai avancé sagement à la suite des autres lectrices et lecteurs. J’ai réalisé que je n’avais rien préparé à dire à l’auteur. Tant pis. J’assume de ne pas savoir prendre la parole. C’est préférable, d’autant que je n’arrive pas nécessairement à exprimer une phrase ou deux répétées mentalement.

Mon tour venu, j’ai salué Serge Joncour, lui est donné (et épelé) mon prénom et quand il m’a demandé « vous l’avez lu ? », je lui ai seulement  répondu que je l’avais commencé. Comme une excuse. Mais ce qui signifiait aussi d’avantage « j’ai lu quelques pages avant de venir » que « j’en ai lu plus de la moitié et plus précisément j’en suis au baiser » (l’idée d’exprimer quelque chose d’approchant m’avait fait sourire à la sortie de la gare, mais face à l’écrivain je ne pensais plus). Ce qui permettait aussi de ne pas me prononcer sur le roman… J’ai soufflé que j’avais lu le précédent et que j’aimais beaucoup. Sans préciser quoi. Son écriture, son humour, sa sensibilité. Et puis quand il a eu fini d’écrire quelques mots, je l’ai remercié et je suis partie.

Ce n’est que dans le train retour que j’ai lu sa dédicace.

141015_Dédicace

Et le soir même je terminais le roman, levant ainsi le mystère.

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