Contemplation

Les Contemplations, c’est Hugo pas Baudelaire…

Oui, bon, d’accord. N’empêche que c’est au poème Correspondances que j’ai pensé en entendant parler de « contemplation » pour la deuxième fois en deux jours. Je me suis dit que ce n’était pas anodin, que ce serait bien d’en tenir compte, qu’il était peut-être temps de dire pouce. Ce mot, contemplation, résonne fort en mon for intérieur. Cet appel à me poser, j’en ressens le besoin vital. D’autant plus quand mon mental me fatigue à s’agiter dans tous les sens. Je sais qu’il fait ce qu’il peut, mais j’aimerais bien réussir à débrancher la prise parfois, revenir à l’ici et maintenant de l’instant présent.

Je me pose quelque part, je ne fais rien et je n’attends rien non plus.

Dixit Patrick Burensteinas, alchimiste, dans une Vibraconférence du Grand Changement. Ah ! J’ai pris des notes sur une enveloppe (j’ai toujours du courrier qui traîne pas loin)… J’y retrouve la chouette inspiration du « un waouh par jour » : s’émerveiller au moins une fois par jour. La nature se prête bien à l’exercice.

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Donc, la Vibraconférence, c’était le bon moment de mardi.

Le lendemain, à l’écoute des Nouveaux chemins de la connaissance qui a pour thème, cette semaine, la consolation, j’entends que la contemplation libère. Nouvel Ah ! admiratif et béat — qui vaut bien un waouh émerveillé. Je trouve un peu d’espace sur l’enveloppe pour noter quelques mots-clés : contemplation et art, le sujet clair-miroir du monde… et surtout je prévois de réécouter l’émission pour relever un extrait de Le Monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer lu à l’antenne. Je prévois sans fixer de rendez-vous, évidemment, autant dire que je le ferai un de ces jours… ou pas. N’empêche. Mon mental apaisé a établi un lien avec un poème de Baudelaire :

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants.

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

J’en avais oublié le titre, Correspondances donc, mais je me rappelais avoir marqué la page dans le recueil. Je suis allée la relire. Et puis j’ai eu envie ensuite de me plonger dans Les Contemplations de Victor Hugo. Un détour par une librairie et voilà !

J’en cueille une page de temps en temps, au hasard. Moments de grâce. Ici et maintenant. Ce n’est pas l’émerveillement de la contemplation. C’est autre chose. Un autre souffle. L’enchantement de la poésie. Le supplément d’âme de l’art. Une manière de se sentir vivant-e, vibrant-e, allumé-e, pour conclure sur un beau billet de Matin Magique.

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