Brouillard sur le paysage et dans ma tête ce matin

Brouillard sur le paysage et dans ma tête ce matin.
Je suis retournée me coucher.

Quand je me suis levée pour de bon, la nappe de brouillard était toujours là. J’ai fredonné pour me mettre du baume au cœur : a tutti contenti… souvenir du spectacle Alors tu chanteras.

Hier soir, il y avait Les Noces de Figaro sur Arte.
La musique adoucit les mœurs. Et Mozart enchante les cœurs.
Mais un message annonçant explosions et fusillades à Paris est venu défiler en haut de l’écran.
A la fin de l’opéra, j’ai zappé sur un flash spécial. Entre abattement et colère.

C’est drôle, j’ai l’impression que mon refrain a dissipé le brouillard.
Coup d’œil sur la radio que je n’allumerai pas. Je voudrais déjeuner en paix. J’entendrai bien assez tôt les infos sur les attentats terroristes d’hier.
Journée de la gentillesse.
Mais vendredi 13.
Ils font dans la superstition les terroristes ? Ah ! Tâcher d’en rire, même si ce rire est plus amer que franc.
Je n’ai pas l’intention de m’effondrer, ni de céder à la terreur. C’est la colère qui l’emporte.

La vie est belle, pourquoi faut-il que des connards viennent la gâcher ? Pourquoi les fabricants/marchands d’armes ? Pourquoi tant de haine et de pulsion de mort chez homo dit doublement sapiens ?

« La connerie est la chose la mieux partagée à travers le monde. »
Citation de Cavanna que j’avais sur ma trousse de collégienne.
Prévert en écho : « quelle connerie la guerre ! »

Ma colère est un moteur, elle me fait tenir debout et préférer un dessin de Liberté à un écran noir sur facebook. Ce n’est pas une colère qui conduirait à la haine. Non. Une colère peut se transformer en action non violente. Il n’y a qu’à suivre l’exemple de Gandhi et face à la folie meurtrière des hommes, je m’associe à Hayet Ayad, une très belle âme à la voix merveilleuse, pour déployer un bouclier d’amour.

J’ai une graine de joie bien implantée dans le cœur, une graine que j’ai sentie se fortifier au cours de ces derniers jours, voire de ces dernières semaines, nourrie par de belles énergies. Ce ne sont pas de sombres sires qui vont me déstabiliser. Sombres, comme le gros nuage que j’avais en face de moi à l’heure du petit déjeuner. Un gros nuage percé puis évaporé par le soleil qui a brillé d’autant de feux qu’il est possible de briller un quatorze novembre.

Car il fait drôlement bon pour un mois de novembre : y a plus de saison, on connait la chanson. C’est à cause de la pollution, notamment celle des avions… Admettons qu’on supprime ce moyen de transport, non seulement ça réduirait le réchauffement climatique — et peut-être même, pourquoi pas, l’échauffement des esprits… — mais en plus ça rendrait les voyages de formation des apprentis djihadistes plus longs et donc moins aisés, non ?
À ce moment précis, je me demande si je vais publier ça. Ma petite voix juge que c’est de l’humour pas drôle. Que je ferais bien de m’abstenir à l’heure du recueillement.
Et puis je ferais bien de me taire aussi, non ?

Non. J’exprimerai ces mots qui viennent du cœur, des mots qui tentent, tant bien que mal, de panser des maux, d’accrocher un sourire au visage, de partager un peu de douceur, un brin d’apaisement, une petite flamme de joie intérieure.

Louison

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s