Tout est relatif

Tout est relatif comme dirait Albert Einstein sur sa bicyclette. Dans le contexte de l’acte de naissance de l’astronomie gravitationnelle, quelques illustrations de la relativité des choses :

Facebook : dangereux ou utile ? Ça dépend de l’utilisation

Dans une interview du 11 octobre 2014 dont rend compte Courrier International, Edward Snowden explique que le meilleur moyen de préserver sa vie privée en ligne est de laisser tomber, entre autres, facebook.
Dans un documentaire de l’émission Les Pieds sur Terre, un réfugié explique que facebook et skype sont les seuls outils pour lui pour rester en contact avec sa famille.

Lève tôt ou couche tard, quel est le plus bénéfique ? Ça dépend des articles

Ces derniers mois, il devient tendance en France — à la suite des Etats-Unis — de se lever tôt pour vivre mieux, ou plus exactement « exploiter le dernier horaire disponible dans des emplois du temps toujours plus chargés » est-il écrit dans un article du Monde. L’argument de la productivité des « morningophiles » (pas de tendance sans anglicisme) est nettement moins enthousiasmant que celui du bien-être, enfin, de mon point de vue. L’article cite Christophe André adepte de la méditation au réveil — il n’est pas le seul, Arnaud Riou, à écouter ici interviewé par Lilou, en est un autre.
Adepte de la contemplation, je dis oui à la méditation, mains ouvertes à la vie, et non à la performance du concept anglo-américain. Et puis, je me souviens d’un article de Slate datant de 2010 qui titrait « les gens intelligents se couchent tard » dans lequel on pouvait lire que les personnes du soir sont plus créatives et que se réveiller trop tôt est plus stressant, l’hormone du stress étant en plus grande quantité dans le corps à sept heures du matin. Alors là, je me demande : qu’en est-il de la quantité de cortisol dans le corps à cinq heures du matin ? Ça dépend si on a médité ou pas.
En résumé, il appartient à chacun-e de prendre soin de soi en respectant son rythme biologique.

Réforme de l’orthographe ou pas ?

Emois sur les réseaux sociaux, tempête dans un verre d’eau. La réforme décriée cette semaine est l’application dans l’ensemble des manuels scolaires de rectifications orthographiques proposées dans un rapport de 1990. Maurice Druon précise dans la présentation dudit rapport qu’il s’agit de

« retouches et d’aménagements, correspondant à l’évolution de l’usage, et permettant un apprentissage plus aisé et plus sûr. »

J’ai rangé mon bouclier et relativisé mon émoi personnel et tout ce que j’avais mis de côté ces derniers jours ne me semble plus si important. Toutefois, le cas de l’accent circonflexe m’interpelle.

« Il est apparu au Conseil supérieur qu’il convenait de conserver l’accent circonflexe sur la lettre a, e et o mais qu’il ne serait plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les quelques cas où il est utile : la terminaison du passé simple et du subjonctif imparfait et plus que parfait, et dans quelques cas d’homographie comme jeûne, mûr et sûr. »

Du coup, la règle 4 relative au cas de l’accent circonflexe est celle qui nécessite la plus grande rédaction pour un nombre restreint de mots… Mais il y a l’emblématique : une ile… dont on aurait coupé la tête du palmier.

Des différentes notes que j’avais prises, je ne retiens finalement que la citation de Jules Renard, extraite de son Journal, 8 mai 1901 :

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Citation populaire

Un peu de poésie, ça peut pas faire de mal.

De l’orthographe à la sémantique : un exercice littéraire pour finir

Soit une liste de mots : calcul, équation, fraction, hypoténuse, inconnu, intégrale, médiatrice, parallèle, petit a, X, Y. Tous ces mots, ensemble, évoquent un univers mathématique, puisqu’ils ont un sens mathématique. Mais qu’en reste-t-il dans un texte qui ne l’est pas ? Sorti de mon tiroir,  ce texte de 2006.

Cher inconnu de la ligne 12

Depuis que nous nous sommes croisés sur le quai du métro, hier matin, je ne cesse de penser à vous, ou, plus exactement, vous emplissez mes pensées de manière tout à fait absolue, je dirais même intégrale. C’était un de ces matins sans importance, où l’on vaque à ses occupations par habitude, un matin comme un autre, du moins je le croyais, jusqu’à cet instant où, soudain, j’ai été transportée, à cet instant précis où nous nous sommes trouvés, vous et moi, en ce lieu de circulation anonyme, où se croisent sans se voir des foules d’individus, en cet instant magique où je me suis retrouvée le cœur à l’envers. Je nous revois arriver en même temps sur le quai, d’un même pas rapide alors que s’annonçait une rame, synchronisation parfaite des corps, de chaque côté des voies. Nous avons eu le même mouvement de tête, le même sourire amusé et timide. Nous nous sommes touché du regard en l’espace d’une fraction de seconde qui s’est dilatée jusqu’à m’extraire de toute notion temporelle, je ne sais par quelle équation spatio-temporelle. Plus rien d’autre n’existait que vous et moi, alors que nous nous apprêtions à partir sur des voies certes parallèles, mais dans des directions diamétralement opposées, et les métros stationnés entre nos deux quais ne changeaient rien à l’affaire : en cet instant, nous étions réunis, pour toujours. Le temps s’était suspendu et je ne touchais plus terre.

Je ne sais comment je me suis rendue à mon rendez-vous. Toujours est-il, qu’à dix heures tapantes, j’étais allongée sur le divan de mon psy. Il n’a rien trouvé d’étrange à mon état second. Il m’a expliqué que c’était un effet de cet obscur objet de désir que l’on appelle « petit a », que vous en étiez, ce matin-là, pour moi, la parfaite incarnation. Je n’ai pas cherché à comprendre et quand j’ai pris son hypothèse pour une hypoténuse, il a émis son « hmmmmm »  de confirmation qui signifiait qu’une nouvelle étape venait d’être franchie : j’étais mise à nue par son hypothèse et nous étions sur le bon chemin.

Pour moi, le seul chemin qui vaille, c’est celui qui me remettra sur le vôtre. J’ai donc pris la décision, moi, qui n’ai jamais su prendre d’initiatives, de vous écrire une lettre que je diffuserai sur l’ensemble des lignes du métro. Qu’importe le taux de probabilité, je n’ai jamais été férue de calcul (contrairement à mon imposante mère, médiatrice administrative qui, occupée à résoudre les conflits de ses concitoyens, n’a jamais voulu voir ceux qui pouvaient exister dans la cellule familiale, quand elle ne les créait pas…). Qu’importe, car quoi qu’il en soit, je nourris l’espoir de vous retrouver à nouveau sur ce même quai de la ligne 12, un matin prochain, qui sait, demain peut-être, pas parce que vous seriez tombés sur mon message dans la station X ou Y mais parce que vous allez venir m’y attendre comme je vais vous y attendre. Au fond de moi, je reste persuadée que nous allons trouver un point d’intersection à nos quais parallèles.

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