Savoir se poser

J’ai mon bracelet pour me le rappeler : « carpe diem », mais parfois ce n’est pas suffisant. Je crois me poser, mais en fait ça cogite toujours dans ma tête.

Ce n’est pas facile de prendre du temps pour soi, de se poser pour de vrai. Bien-sûr il y a les rendez-vous bien-être : massages, réflexologie plantaire, shiatsu et autres techniques que je ne connais pas. Ce sont des moments de détente qui font du bien, mais après ? Une fois repris la voiture et rentrée chez soi, au bout de combien de temps le mental reprend le gouvernail ? Un peu trop rapidement. Hop, hop, hop ! Voilà, c’est reparti ! Au boulot, planning, ne pas oublier ça et t’as vu tout ce qui traîne ? Oui, mais j’avais dit que ce n’était pas ma priorité. N’empêche, ça traîne. Pfffff. Quand l’ego s’en mêle, c’est galère puissance 12. (Et pourquoi douze ? Parce que ! C’est le nombre qui vient.)

J’ai beau savoir qu’il est nécessaire de se poser pour se ressourcer et pouvoir ensuite bondir et rebondir, les conseils de pause détente finissent par sonner comme des injonctions stressantes. Oui, je veux bien me poser, mais comment j’arrête le petit vélo dans la tête (qui couine aussi en plus des fois) ?

A vrai dire, j’ai bien quelques trucs pour faire des parenthèses.

Respirer.
On oublie souvent qu’on respire et c’est bien dommage. Respirer en conscience permet de se centrer, de s’ancrer. J’ai affiché quelques mots de Thich Nhat Hanh dans les toilettes.

La plénitude de l'instant

Ecrire trois pages le matin.
Il s’agit de l’exercice phare tiré de libérez votre créativité de Julia Cameron, rebaptisé « douche cérébrale » par Jean-Jacques Crèvecœur, car c’est le but de l’exercice : écrire tout ce qui vient pour se libérer la tête. Ça ne vient pas toujours facilement, mais ça fait beaucoup de bien. La première fois que j’en ai entendu parler, l’exercice m’a paru impossible : écrire trois pages, comme ça sur rien, sans sujet, juste pour écrire… Non ! Envisagé sous l’angle d’une douche cérébrale, il devenait autrement intéressant et je l’ai adopté.

Méditer.
Grâce aux parcours de méditation de Deepak Chopra, je me pose plus ou moins vingt minutes par jour pendant vingt-et-un jours. Plus ou moins parce qu’il arrive à mon mental de n’en faire qu’à sa tête… Des fois, il veut bien se poser un peu.

En fait, j’ai l’impression que plus je prends le temps de faire des pauses, plus mon cerveau s’emballe après. Comme s’il avait besoin de se sentir exister. Qu’il ait besoin d’activité, je l’entends bien et je l’aime mon cerveau quand il m’entraîne sur les chemins de la réflexion, ou de l’analyse, qu’il crée un pont entre deux idées. Mais qu’est-ce qu’il me fatigue à ne pas savoir s’arrêter, à s’agiter, à s’affoler, à tourner en roue libre ! Alors je le distrais, ce qui me fait perdre mon temps et remplit mes chaussures de petits cailloux : autrement dit, j’ai des scrupules ! Ah la la la la !
(Je dis ça juste en passant : si tu n’avais pas passé du temps à faire défiler les publications de ta page d’accueil sur facebook, tu n’aurais pas eu connaissance de l’étymologie de scrupules… Ok, je te l’accorde.)

Je me demande s’il existe un truc infaillible pour le calmer…

Contempler un chat dormir.

Rien de plus apaisant que de contempler un chat qui dort. Si ! Partager ce moment avec lui. Avec eux. Je me souviens de ce moment magique, malade mais entourée de trois boules de poils qui veillaient mon sommeil.

Haïku_160410

Les chats.
Ils me rappellent le message d’une méditation de Deepak Chopra : être ici est suffisant. Faire une pause c’est expérimenter de ne rien faire, ne rien penser, ne rien dire, juste être dans la gratitude du fait d’être vivant-e.

Namasté

2 réflexions sur “Savoir se poser

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