De sortie, un samedi

Quand l’artiste clown qui vend des cartes postales et aussi des médaillons m’a proposé qu’on se retrouve, samedi dernier, dans un café un peu avant le spectacle de rue Müe & Müe, en me parlant d’âme, de métamorphose et d’éléphant polymorphe, j’ai pensé hommage à maman, qui aimait bien les éléphants, et j’ai dit oui.

J’avais quelques minutes d’avance et la lune était déjà visible. J’ai voulu la prendre en photo dans une ruelle, mais, acte manqué, je n’avais pas mon appareil dans mon sac à main en bout de course (oui, il serait bon que j’investisse dans un nouveau modèle, mais encore faut-il que je trouve : je suis assez difficile en la matière). Tant pis donc. Ce n’était pas le jour d’attraper la lune.

J’ai marché tranquillement jusqu’en haut de la rue piétonne et, fait étrange, j’ai cru entendre « L’oiseau et l’enfant », mais ce n’était pas la voix de Marie Myriam… Je ne savais pas que la chanson avait été reprise récemment. Si, apparemment, j’en ai retrouvé la trace sur YouTube. Fait étrange, parce qu’on avait évoqué la chanson de l’Eurovision 77 lors de mon dernier poste et que j’avais gardé dans un coin de ma tête de me servir des paroles dans un jeu oulipien en vue de la chronique de mardi dernier qui est devenu celle-ci. Le jeu du S + 7 qui consiste à remplacer chaque substantif par le septième qui suit dans le dictionnaire n’a pas donné de résultat concluant, n’empêche je métamorphoserais bien le texte de la chanson d’une manière ou d’une autre.

Donc, j’ai attendu un petit moment sur la place et puis j’ai sorti mon portable pour vérifier l’heure. J’avais reçu un appel. J’ai juste eu le temps d’écouter le message de l’artiste clown collagiste qui me prévenait d’un retard de quelques minutes : la batterie s’affichait rouge.

Nous sommes allées boire une boisson chaude au café de la fontaine et puis ça a été rapidement l’heure du début de la déambulation de Müe & Müe. La clown collagiste m’a présenté le créateur du spectacle et puis deux amies artistes venues voir le ballon polymorphe. Je regrettais encore, mais à voix haute cette fois, de ne pas avoir mon appareil photo. On me fit remarquer que ça pourrait marcher avec le portable… Sauf que le mien n’est pas smart. C’est juste un téléphone et ça me va bien comme ça (mise à part la batterie qui n’est pas très résistante je trouve). Pas de capture du spectacle ambulant. Il restera éphémère. Effet mère.

J’aimais bien être là, avec des artistes et quand l’une d’elles m’a demandé quel était mon mode d’expression, je n’ai pas osé répondre : « les mots » , sans aller me déclarer poète, dire tout simplement « les mots » … Eh bien non. Non, non, non. Oh la la ! Je suis rentrée dans ma carapace et j’ai dit : « Je ne suis qu’amateur (même pas amatrice…), j’ai fait un stage avec l’artiste clown. »  Artiste dans l’âme, mais pas (du moins pas encore) une artiste (d’ailleurs mes mots sont virtuels…). Bref. Ça m’a interpelée, cela dit.

Le hasard nous a conduites ensuite, toutes les quatre, dans une librairie au lieu d’un café. Librairie dans laquelle il y avait un écrivain qui conte, entre autres, des histoires de chauve-souris et se trouve être un ami commun à l’artiste clown et à moi. Oh ! Le monde est petit et Bourgoin-Jallieu n’est pas qu’une ville de rugby, c’est aussi une ville remplie d’artistes. Ah !

Et moi, et moi, et moi ?!

J’ai filé rapidement à dix-huit heures trente pour arriver juste à temps à un concert violon maison : les douze émois de l’année, « une invitation à suivre le fil d’Ariane de la métamorphose annuelle de la Nature » . C’est chouette un concert dans un salon. La soirée se prolongeait par un repas partagé auquel je n’ai pas participé. Il était l’heure de rentrer. Besoin de retrouver mon gîte.

Dernière arrivée et première partie, j’ai salué discrètement l’assemblée de ma petite voix que j’entends très bien de mon oreille interne, mais qui ne porte pas. Alors l’une des convives s’est exclamée : « ose ! » Ce n’est pas la première fois qu’on me le dit. Mais, voilà, il y a comme quelque chose qui m’en empêche encore. C’est toute l’histoire d’un imposant chien de métal et d’un petit dragon de feu (pour synthétiser mon thème énergétique déjà évoqué ici). Philosophe, je me dis : « petit à petit, l’oiseau fait son nid » . Sauf que là, il s’agirait plutôt de prendre mon envol…

2 réflexions sur “De sortie, un samedi

  1. Coucou c’est moi ! Mais je ne suis pas une barre de chocolat !
    Alors tu connais l’artiste clown qui ne vend pas des chocolats chez moi, mais qui vend des médaillons ? : Christèle ! Une amie à moi ; C’est moi quoi !
    J’adore ta manie hier des cris des mots…
    Biz

    Aimé par 1 personne

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