moitiés d’orange

[Défi une pastille par jour 92/100]

Ce matin j’avais un air de comptine dans la tête. Une chanson que s’est mis à chanter un collègue hier dans l’après-midi. Sur le coup, je me suis demandé ce que c’était, et puis ça m’a dit quelque chose, et je me suis retrouvée dans la cour de récréation à l’école primaire à jouer avec une camarade à se taper dans les mains en chantant.

Ma Rosalie titi ponpon, elle est malade
Elle est malade titi ponpon, du mal d’amour
Pour la guérir titi ponpon, faut d’la salade
Faut d’la salade titi ponpon, trois fois par jour

C’est pas moi, c’est ma sœur,
Qui a cassé la machine à vapeur      

Quand tu me disais, Rosalie
Que tu m’aimais, Rosalie
Moi je croyais, Rosalie
Qu’c’était d’la blague
Quand tu me disais, Rosalie
Que tu m’aimais, Rosalie
Moi je croyais, Rosalie
Qu’c’était pas vrai
Et c’était vrai !

Je crois bien, même, qu’à la fin on se prenait dans les bras.

Ce jeu de mains des cours de récré m’a fait penser au check, le salut geste de reconnaissance qui est une alternative à la poignée de main (pour en savoir plus :  « comment le check s’est imposé dans la vie de tous les jours » ). Certes, il s’agit dans ce cas de frappes d’une seule main et sans chanson, n’empêche le geste a à voir.

Comme les blousons noirs avec les jupons blancs qui sont comme deux moitiés d’orange.

La marée du temps

Texte et Musique : Évelyne Girardon
Extrait de l’album « Amours que j’ai » – Roulez Fillettes – 1990

3

Même si la lumière ne vient plus des chandelles,
Il nous reste encore des mois de peine,
Au fronton des manteaux des cheminées,
Il reste encore des trésors cachés.

La mémoire sillonne la marée du temps,
Contre mon oreille un coquillage,
Ce n’est pas la mer, ce n’est pas le vent,
Cette voix qui chante une ballade.

Blousons noirs, jupons blancs,
Sont comme deux moitiés d’orange,
Blousons noirs, jupons blancs.

En ce monde nous marchons sur le toit de l’enfer,
Sur le seuil j’écoute le tonnerre,
Les remparts du ciel martèlent les nuages,
La morsure du vent chante leur vacarme.

C’est pas la lumière des téléviseurs,
Qui chang’ra nos vies, chang’ra nos peurs,
Les stars des légendes qui marchent de travers,
N’abandonnent pas pour autant nos affaires.

Blousons noirs, jupons blancs,
Sont comme deux moitiés d’orange,
Blousons noirs, jupons blancs.

Ne piétinez pas les chansons de bergère,
Aujourd’hui ce n’sont qu’un peu de terre,
Dans ma ville grise, j’ai besoin de rêves,
Un arc-en-ciel juste avant le sommeil.

Je vends les histoires que racontent les vieux,
De celles qui nous rendrons heureux,
Ce sont des mirages pour tous nos déserts,
Poussez les tables et sortez nous des verres.

Blousons noirs, jupons blancs,
Sont comme deux moitiés d’orange,
Blousons noirs, jupons blancs.

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