Patchwork 4/30

Ici et là, tout autour de la Terre : dansez !

Dansez, dansons, danse… Verbe du premier groupe conjugué à l’impératif présent.

Ici et là, tout autour de la Terre, sortir des rails, faire un pas de côté : un, deux, trois, un, deux, trois, là où nos pas nous mènent.

Et faire danser lest mots ? Un, deux, trois, un, deux, trois… Jouer avec eux, se laisser inspirer.

Soit une liste de substantifs saisis au hasard :

Hasard ; demain ; train ; pluie ; montagne ; pied ; sourdine ; sardine ; flute ; caméléon ; oreiller ; stylo ; pilier ; sac ; micro ; nuage ; voiture ; oiseau

Associer à chacun un qualificatif :

Hasard… heureux
Demain… matin
Train… corail
Pluie… fine
Montagne… haute
Pied… menu
Sourdine… basique
Sardine… frétillante
Flute… traversière
Caméléon… irisé
Oreiller… moelleux
Stylo… bille
Pilier… solide
Sac… plastique
Micro… allumé
Nuage… noir
Voiture… rapide
Oiseau… bleu

Laisser reposer quelques heures, le temps d’une journée au cœur du vivant par exemple. Puis reprendre la liste de bas en haut, dans le train retour par exemple. Ou plus tard.

Et, après beaucoup de ratures, d’errements, de dispersions extérieures, livrer le résultat, même sans convictions.

Si j’avais entendu l’oiseau bleu, si j’avais su le suivre en voiture rapide, j’aurais échappé à l’orage du nuage noir, j’aurais échappé aux crépitements, aux explosions dans le ciel, à un drôle d’effet Larsen comme si un éclair avait chatouillé un micro allumé. J’aurais rejoint la vallée ensoleillée où les arbres ne sont jamais fleuris de sacs plastiques.

Je m’imagine à la cime d’un pilier solide d’où je verrais loin à l’horizon… Mais quelque chose me chagrine… Je me demande qui pourrait m’entendre si j’étais perchée là-haut… Je serais isolée, et peut-être aussi que j’aurais le vertige. Je m’accroche à mon stylo bille.

Et je rature encore… Retardant l’heure de retrouver mon oreiller moelleux.

On dirait que c’est l’heure d’être au lit, que je dors et que je rêve… d’un caméléon irisé par la musique d’une flute traversière, une douce mélodie accompagnant un ballet de sardines frétillantes. Entre en scène un nouvel instrument, difficile à identifier, à cause d’une sourdine basique. Classique. Pieds menus dans chaussons blancs dansent. Un cor semble parvenir de loin, tout là-bas, de la montagne haute. Il est associé à un bâton de pluie fine.

Ratures à nouveau. Tout une ligne. Comme les rails d’un train corail. Celui de demain matin. Evidemment.

Il est tard cette fois. Je me demande si par un hasard heureux, ce ne serait pas l’heure des Papous dans la tête ?

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