Si on m’avait dit…

Si on m’avait dit que je ferais des études longues, j’aurais répondu : « Pourquoi faire ? Moi je veux entrer dans la vie active. » Au collège, je trouvais sympa l’idée de faire un BEP pour apprendre un métier. Ce n’était pas du tout ce que prévoyaient mes parents : « Tu feras un bac, ma fille ! » Ah, bon, d’accord, mais pas un bac général alors. Je me revois au lycée regardant une représentation des cursus sur un cahier ONISEP  et me dire qu’un diplôme bac + 2 c’est déjà bien, que plus c’est trop d’années d’études. Pourtant, après un échec en BTS, je me suis inscrite à la fac…

Si on m’avait dit que je suivrais un cursus en sciences du langage, j’aurais répondu : « C’est quoi ça ? Moi, c’est de la communication que je veux faire ! C’est le milieu des médias qui m’attire. » Mais la première année de DEUG en communication comprenait des cours de sciences du langage et après avoir découvert la linguistique, j’ai continué dans cette voie, poursuivi bien au-delà de ce que j’avais prévu… Au point que pendant des années, même après que j’ai quitté la fac, on m’a posé la question : « Et ta thèse ? »

Si on m’avait dit que je chanterais, j’aurais écarquillé les yeux et répondu : « Moi, chanter ? Allons donc, quelle drôle d’idée ! J’aime toutes formes d’expressions artistiques, mais le chant… Je n’ai pas de voix. » Et puis un jour, enfin un soir d’été, j’ai suivi des amies dans une soirée karaoké… A la rentrée suivante je me suis rendue au forum des associations pour m’inscrire à une chorale et j’ai découvert mieux : le chant traditionnel.

Si on m’avait dit qu’un jour je pratiquerais la réflexologie plantaire, j’aurais froncé les sourcils et répondu : « Euh… kézako ? » Et puis il y a eu les séances découvertes dans un magasin où je fais régulièrement mes courses, et l’éveil de la curiosité après avoir vu une amie chanteuse aller s’installer sur la table pour se faire manipuler les pieds. J’y suis allée à mon tour la fois suivante. Et parce qu’essayer c’est adopter, j’en suis venue assez naturellement à suivre la formation pour en savoir plus. Aujourd’hui, j’ai l’opportunité de pratiquer dans un local un jour par semaine. Comme un cadeau du ciel que j’accueille bras ouverts et le cœur empli de gratitude, bien que je sois passée par plusieurs phases : émerveillement : « wouah, la vie est magique ! » ; angoisse : « non, mais, je ne suis pas à la hauteur ! » ; enthousiasme : « je vais pouvoir apporter du bien-être ! » ; gêne : « euh… Faut que je détermine des tarifs ? » ; peur panique : « et si jamais personne ne prend rendez-vous ? » . A moins de deux semaines de ma première journée, la tornade émotionnelle est retombée. Je me laisse porter. Peut-être un peu trop… Si j’ai fait les démarches administratives, je n’ai pas vraiment fait de pub encore. Je me demande si c’est de la foi ou de l’inconscience…

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