Estampe et mayonnaise

C’était une exceptionnelle estampe japonaise

Exposée à son avantage dans ton duplex

Jusqu’à ce soir où gicla de la mayonnaise

Qu’on nettoya promptement à l’aide d’un Kleenex.

Elle était signée d’un artiste de ton pays,

Et maintenant d’une tache. Tel un automate

Tu t’es figé. Ça sentait le soufre. Pompéi.

Ton visage d’abord blême a viré rouge tomate,

La tension était digne d’une crise du CAC 40.

« La solution est de contacter Buckingham… »

A osé plaider une petite voix chevrotante,

« Si tu désapprouves sa condition de bigame,

Tu sais son talent vanté dans tout l’univers. »

Entra alors en scène ton siamois Tapioca,

Chat l’heureux, malicieux, de Baudelaire à Prévert.

Tes traits se détendirent : « Bien. J’y vais. En Simca.

Halte au flot de mes pensées tarabiscotées.

Qui pour m’accompagner ? » « Dans ta boîte à sardines ?

J’ai beaucoup mieux » dit Pascaline au débotté,

« Viens, je te conduis dans ma puissante citadine. »

[A partir des dix couples de rimes des Papous autour d’un verre, ou à peu près — j’ai repêché Kleenex – duplex à la place de Megève – after shave et remplacé excitante par chevrotante et poireauter par débotté]

 

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