Douche cérébrale (14)

15 juin

Oh la la la la, je me sens lourde. Ça pèse dans mon ventre. Trop mangé hier midi. Je n’ai pas encore digéré ? Ben non. Pourquoi, j’ai autant mangé ? Sur le moment j’avais faim.
J’ai mangé des merguez.
D’une boucherie halal.
Ah.
Sans aucun remords pour les moutons.
J’ai partagé un repas avec des collègues. Et c’était bon. Seulement, j’ai trop mangé et je me sens barbouillée.

J’avais un « problème à résoudre pendant la nuit ». C’est-à-dire que j’ai écrit dans mon journal du défi 7 hier soir : « je voudrais écrire un roman mais je n’ai pas de sujet. Seulement des bouts d’idées éparses. Quel sera le sujet de mon premier livre publié ? Je laisse reposer le temps de me reposer. » Je ne me suis sans doute pas assez reposée cette nuit avec mon ventre lourd, je ne suis pas inspirée ce matin. Je me suis interrogée sur ce que j’ai : de la matière… J’ai la sensation d’écrire n’importe quoi là. Je ne suis pas à fond dans la reformulation, je ferais mieux de recopier. Donc, j’en suis restée à : aller au bout de ce que j’ai entamé ce serait bien. Il faudrait que j’aille au bout de ce que commence, que je me réserve des plages horaires régulièrement, quotidiennement. Le sujet émergera dans mes pages du matin… Bref, rien de nouveau sous le soleil. Le dernier chapitre que j’ai lu de Sous le vent de Neptune se termine sur une transformation de Retancourt. Une transformation en pilône (je ne sais pas écrire pilône, pîlone… Non, c’est pas ça… Bref). Je garde l’idée de transformation. Et là, ça me fait penser, ça me ramène à Alea Jacta Est. Parce que dans le fond, cette histoire, c’est bien l’histoire d’une transformation. D’une quête « transformatoire »
Ah? Ce serait donc ça ? Ben oui. Pourquoi commencer quelque chose de nouveau, alors que j’ai quelque chose à finir ? Le truc c’est qu’il me manque de m’atteler à la tâche. Et puis que je manque d’inspiration pour de nouveaux épisodes. D’inspiration ou de travail ? Non, parce que j’ai des thèmes en attente. Des thèmes, des histoires, des épisodes en fait. Ouais, l’inspiration qui me manque c’est de rapprocher la chaise du bureau… C’est d’une amie de P. que je tiens l’expression, une amie de P. qui chante et qui a une maison d’édition. Et puis, me revient aussi à l’esprit un bout de l’entretien de Colum Mc Cann dans Télérama. Il dit qu’un romancier devrait lire de la poésie et inversement qu’un poète devrait lire des romans. Je vais chercher la fin de la citation exacte : « Ce à quoi il faudrait arriver, idéalement, c’est relier intimement la poésie et l’intrigue. » Voilà. Et puis c’est ça qui me manque aussi : une intrigue. Une intrigue plutôt qu’un sujet ou qu’un thème. C’est fou. Que j’écrive Alea Jacta Est ou un recueil de textes sur des itinéraires, il est toujours question de cheminement, d’avancer sur une route, de route tout court (il est question de route) ou de chemin. Extrapolable en chemin de vie. Certes, mais concrètement déjà il est question de chemin, de route, d’itinéraire. J’avais jamais fait le rapprochement. Chemin à suivre donc…

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