Douche cérébrale (18)

19 juin

Petit matin. Non, nuit plutôt. Je ne pense qu’au fait qu’après je suis en congés pour une semaine. Je travaille ce matin mais après je suis en congés. Levée au cœur de la nuit. Une fois seulement. Et puis vacances. Ouaich, difficile d’être bien réveillée à à peine trois heures. Je dormais drôlement bien quand j’ai entendu le réveil. Ah oui, déjà ! Pas le moment de dire : « oh encore cinq minutes… » Non, parce que je me serais rendormie pour plus de cinq minutes. Pas le moment de me dire non plus : « Le réveil sonne. Tu ne bouges absolument pas. Tu restes dans ton lit. Tu refermes les yeux. » Non, bien sûr que non. Je travaille. Je dois me lever. C’est le contrat. Pffff, je referme les yeux, assise. Je pourrais dormir assise. Oh, j’ai sommeil ! Normal à cette heure. J’y tiens, c’est le cœur de la nuit. Et faut que j’aille au boulot… La galère ! Horaires inadaptés. Horaires pas possibles. Horaires inhumains.
Un verre d’eau. J’ai besoin de m’hydrater. Oui, ça fait du bien. Oh, comme j’ai besoin de dormir aussi ! Ah ben plus tard. Beaucoup plus tard. Après mon poste, je vais me ressourcer au salon bien-être à Bourgoin. C’est sur ma route. Coucou les gens que je connais et puis je rentrerai.

Pfffff. Je ne sais pas quoi écrire.

J’ai sommeil. J’ai sommeil. J’ai sommeil. Je préfèrerais aller me recoucher plutôt que d’aller travailler. Hier, quelqu’un a dit chez M. : il faudrait avoir double activité, un travail salarié à mi-temps et un autre mi-temps pour une activité du genre épanouissante. Sauf changement improbable, mes horaires de travail salarié seront toujours ceux-là. Mais avoir une autre activité comme ressource financière ce serait cool. une activité genre, je ne sais pas… écriture, réflexologie plantaire… Un truc que je sais faire, qui me plait et qui me permettrait de gagner de l’argent sans avoir à me lever avant l’aube. Il est toujours permis de rêver. Même que les rêves sont parfois réalisables. Pour peu qu’on y croit assez. Est-ce que j’y crois assez ? L’idée fait son chemin. Ça prendra le temps que ça prendra. Voilà. Donc.
Et maintenant ?
Qu’est-ce que j’écris ?

L’heure tourne, encore une page à combler. J’ai chaud dans ma robe de chambre. C’est bien. Certes, je préfèrerais la chaleur de la couette et de la couverture… Oui, je sais, ce sera pour ce soir. Pas avant. Dommage. Enfin, c’est comme ça. Pour aujourd’hui. Je cherche à me convaincre que ça peut changer. Que ça changera. Pour peu que j’y crois assez. Et que je fasse en sorte que, aussi. Euh, les choses ne peuvent pas se mettre en place toute seules des fois ? Enfin toute seules… Pas complètement, mais en partie, un peu quand même. Parce que c’est le moment, parce que c’est ma voie, parce que j’ai besoin qu’on me montre la route. C’est pour ça que je vais au salon bien-être après le boulot : pour voir que d’autres voies sont possibles. Pour constater qu’il n’y a pas que le travail salarié. Voilà. Je relève la tête sur la pendule, enfin sur l’horloge : trois heures et demie. Oh, il est temps que je me prépare.

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