Douche cérébrale (22)

23 juin

Je ne sais pas si c’est à cause de la chaleur ou de la séance de shiatsu d’hier, mais je n’arrive pas à émerger ce matin. Il y a aussi que Walter m’a fait lever trois fois cette nuit. J’ai fini par fermer les volets en plein : reste dehors Walter ! Et ne viens plus me réveiller pour sortir devant. Je suis contente parce que j’ai réussi à faire redémarrer mon enregistreur. Je ne sais pas comment il s’était bloqué, toujours est-il qu’il ne voulait pas enregistrer plus de six minutes. Je n’ai pas tout compris, mais en appuyant sur les boutons j’ai fini par faire disparaître cette aberration. Ouf !

Ce matin ce n’est pas le bruit d’une tondeuse ou d’un taille-haie qui me dérange, mais la sonnerie d’un téléphone. Bon, ça dure moins longtemps. N’empêche, j’ai l’impression que la personne qui appelle insiste. Ah ! M’en fous en fait, je me sens bien, là. Ça, je pense que c’est un effet du shiatsu. Un grand merci à I. Je me sens cool aujourd’hui. Je voulais, enfin, j’avais imaginé aller à Bourgoin à midi : c’est jour de manif. Mais, bon, là, franchement, je ne suis pas du tout dans cette énergie. J’ai seulement envie de prendre mon temps. Je suis en congés. Je lâche prise. Le téléphone à nouveau : oui, c’est vraiment quelqu’un qui insiste ! J’ai résolu le problème des sonneries intempestives en coupant la sonnerie. De toutes façons la grande majorité des appels, c’est des appels indésirables de commerciaux. Les personnes qui tiennent à me joindre n’ont qu’à laisser un message et je les rappellerai. D’ailleurs j’avais pensé à changer le message d’accueil. Oh, ça bzz bzz ! Dès qu’il fait chaud, les mouches s’activent. J’ai pourtant mis la pâtée des chats au frigo… Certes, il reste les boites vides à porter dans la poubelle jaune. Ok. J’y vais rapidement. Tout de suite ou presque.

J’ai passé la moitié du cahier, il faudrait que je songe à me réapprovisionner. Je crois que c’est le dernier. Encore le téléphone. C’est un jeu ou quoi ? Ça m’intrigue. Voilà. Pause.

Je ne sais plus quoi écrire.

Envie de ne rien faire en particulier. Seulement me poser. Ne pas solliciter mon cerveau surtout. C’est lui qui a besoin de repos. Et puis il va être l’heure de manger. J’ai faim. Oh, comme je suis endormie, assoupie… aujourd’hui, je me pose, je me repose. Pas d’action, non. Je prends le temps de prendre mon temps. Energie chamallow. Comment j’arrive au bout de ma troisième page ? En douceur. Sans stress. Sans me presser. Je ne suis pas un citron.

J’irais bien m’allonger dans un hamac, écouter le chant des oiseaux et le bruit du vent dans les arbres. Ah ! Je suis en coton aujourd’hui. Ça y est. Il y a une mouche dans la boite que j’ai terminée ce matin. Allez, La Petite Rosette, va falloir te lever et mettre tout ça, le contenu du carton, dans la poubelle jaune dehors. Il n’y a pas que des boites de conserve, il y a des magazines aussi. quelques uns. J’en aurais bien d’autres à jeter encore, pour peu que je les sorte du pouf ou que j’aille chercher ceux qui sont à la cave. J’accumule, j’accumule… Vient un jour où il faut tout jeter. Faire de la place. S’aérer. L’espace et l’esprit.

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