Douche cérébrale (24)

25 juin

Comment dire… Je ne voudrais pas solliciter trop mon mental, mon cerveau, ma tête, compte-tenu de la céphalée qui m’a ruiné une partie de la nuit. La galère ! Je ne savais plus quoi faire. Je voulais juste dormir… Ben c’était pas possible. J’ai respiré, tenté d’accueillir ce fichu mal de tête, exprimé ma colère et puis me suis résolue à répéter « je suis dans mon corps » pour libérer la tête. Et c’est ça qui a fini par calmer mon état. Ce matin, je sens encore une petite douleur côté gauche. Rien à voir avec cette nuit, mais j’espère bien que ça va se stabiliser et disparaître. On ne sait jamais, des fois que la crise reprenne. Je demanderai à I. quel est le point shiatsu pour calmer ça. Là, je vais faire cobaye en petite forme.

Bon, et à part ça. Quoi écrire ? Je ne sais pas.

Ecrire juste avec la main, sans la tête… Elle doit se reposer la tête. Je ferme les yeux… Ça ne va pas aider pour écrire… Disons que je suis un canal, que j’écris ce qui vient d’ailleurs, sans solliciter mes neurones, alors j’écris quoi ? Quoi ? Je ne sais pas.
Peut-être que je ne me tiens pas assez droite. Je ne suis pas du tout en position d’ancrage. Respire Petite Rosette, respire. De grandes respirations. Inspire et expire. Inspire et souffle, souffle, souffle.

Ecrire sans la tête, c’est pas facile. Un peu comme si elle ne voulait pas lâcher… Comment donc, on écrit sans moi ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ! C’est moi qui gouverne.
Euh, ben disons que vu ton état, on préfère te laisser en veilleuse, tu vois. Mais… Non, il n’y a pas de mais, faut savoir lâcher, s’assouplir, laisser faire, lâcher, lâcher, lâcher dans le souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle. J’inspire et je souffle, j’inspire et je souffle, j’inspire et je souffle, j’inspire et je souffle, j’inspire et je souffle, souffle, souffle, souffle, souffle, souffle. J’inspire et je souffle. Encore. J’inspire et je souffle. Je m’aère la tête. De l’air, de l’air, de l’air. Je suis faite d’air.
Pas que.
J’ai l’estomac qui me titille. Il ne va pas se nourrir d’air, lui, il lui faut du consistant. Du lourd. Du qui cale.

Ça veut dire quoi le mal de tête ? Lâche, lâche, lâche. Inspire et souffle.

Pourquoi je sens que ça m’énerve ? Pourquoi cette colère ? Tout simplement parce que le mal de tête est toujours là, pernicieux, prêt à repartir de plus belle. Je sais bien que la colère ne va pas calmer la douleur, mais elle soulage mon impuissance à le faire passer. Je n’aime pas être impuissante face au mal de tête. Je n’arrive pas à fusionner pour le diluer, je voudrais plutôt le terrasser.
Je vais manger en espérant que ça aille mieux. Mais pour le moment, je ne me sens pas bien. Et donc je suis en colère. Mais une colère qui manque d’énergie. J’ai besoin de manger là. Pas pour nourrir ma colère. Pour nourrir mes cellules. Alors je vais manger. Encore deux lignes et demie. Et puis moins. Bientôt plus qu’une. Rester cool et la tête au repos. Mouais. Je voudrais bien.

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