Douche cérébrale (25)

26 juin

Ce matin, la douche cérébrale c’est dehors.
Ah, sous le soleil, avec l’ombre de la main sur ce que j’écris. Avec vue sur la lune. Il doit être pas loin de neuf heures et demie et on la voit encore. Entre de tout petits nuages. C’est rigolo. Je l’ai prise en photo. Dire que je l’ai cherchée plusieurs soirs de suite sans la voir. Elle était encore trop basse. Ce matin, sans la chercher, elle est là. A jouer à cache-cache avec des petits nuages. Il y a une fine nappe nuageuse qui glisse devant. Ah, je pourrais faire d’autres photos. Saisir le bon moment. Ça veut dire que je la scrute et que je n’écris plus. La nappe nuageuse est en train de se dissoudre. Yogeeti réclame un câlin. Est-ce la lune ou les nuages que je regarde ? Les nuages qui glissent devant la lune. Ça change d’une seconde à l’autre. Lune immobile et défilé de filaments cotonneux devant.

Le soleil tape plus fort. Est-ce que je vais réussir à écrire mes trois pages dehors ? La voisine est en train de tailler ses bordures. J’ai chaud. Si je rentre, je vais sans doute devoir enfiler un gilet. Je reste dehors ou bien ? C’est bien dehors plus tôt. Demain je mets le réveil. A six heures et demie sur la terrasse, ouais !
Je n’y crois pas. Dommage.
Oh, ça se bouscule dans ma tête : et pourquoi pas ? Mais je ne suis pas matinale, je me connais assez pour savoir qu’au moment où le réveil sonne, si je n’ai pas d’impératif, en général, je ne bouge pas. Encore cinq minutes…
J’aimerais bien me réveiller de bonne heure naturellement. Pour cela encore faudrait-il que je ne me couche pas trop tard. Mais bon, vingt-trois heures trente, sept heures trente, ça devrait être jouable.

J’ai chaud. Ce serait mieux que je rentre. Je crois. La chaleur m’assoupit. Allez, hop. Voilà, j’ai changé de lieu. Je n’avais plus la lune au-dessus des yeux. Bientôt dix heures. Déjà. Mais qu’ai-je donc fait ? Je n’ai pas vu le temps passer depuis que je me suis levée à neuf heures moins vingt (ou à peu près). La douche, les photos et l’observation de la lune. Je casserais bien la croûte. Yogeeti a la tête dans le romarin, je le vois de dos, il a la queue qui remue. Qu’est-ce qu’il observe ? Qu’est-ce qu’il a vu ? Ah, il s’en va. Hier, il a passé la journée à la cave. Il dormait dans le panier, je n’ai pas osé le déloger avant de partir. Je lui ai porté un bol d’eau et une assiette de pâtée.

Oh, je ne sais pas quoi écrire et je crois bien que je n’ai pas envie d’écrire en fait. J’ai envie de me poser. Effet shiatsu ? Sans doute. Aujourd’hui, je reste cool, cool, cool. Tranquille. Voilà. Voili, voilou et puis c’est tout. Bon et maintenant ? Qu’est-ce que j’écris jusqu’au bout de la page ? Je ne sais pas… Le chant des petits oiseaux, le bruissement des feuilles sous l’effet du vent léger. La plume qui gratte le papier. Enfin qui gratte… Pas tant que ça. Oh, je m’assoupis à nouveau… Je me demande si je ne devrais pas faire les trois pages du soir compte-tenu de l’effet soporifique de la plume sur le papier… Non, le soir, j’ai la lecture et c’est très bien comme ça. Je me demande si je vais terminer Dans les bois éternels aujourd’hui… C’est captivant. J’adore. Merci Fred Vargas.

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