Douche cérébrale (28)

29 juin

Par quoi je commence ?
J’ai ouvert mon cahier, marqué la date et la plume est restée suspendue un instant : je ne savais pas quoi écrire. Et je ne sais toujours pas.

Je n’ai pas l’impression d’avoir mangé tant que ça hier soir, mais c’était tard, après le débat au sujet de l’école — très intéressant débat, d’ailleurs — et puis il y avait deux parts de gâteau… Bref, je me sens barbouillée ce matin. Suis-je bête, ou plutôt ignorante, est-ce que le bicarbonate de soude ne serait pas une bonne chose pour aider à la digestion ? Il me semble me rappeler que oui. Faut que je regarde le petit livre. J’ai bu une tisane pour la digestion en rentrant. Mouais. J’aurais dû boire du citron, ça aurait été peut-être plus efficace. Ou du bicarbonate donc…

Hier soir j’ai décidé de  m’abonner à La Raison, le journal de La Libre Pensée. Du coup A. m’a proposé d’adhérer à La Libre Pensée. Je suis restée un peu bête. Je n’y avais pas pensé. Après une courte réflexion j’ai accepté. Ça m’a semblé juste. Je suis plus en accord avec la raison qu’avec… euh… comment je vais dire ? J’ai mal démarré ma phrase. Je la recommence.
Je suis pour la réhabilitation de l’intellect qui est pour le moins malmené dans notre époque perturbée. Donc, voilà, je suis maintenant Libre Penseuse. Et ça me semble tout naturel. Et je ne sais pas quoi écrire, mon cerveau s’active, je l’accompagne à haute voix, mais je ne sais pas quoi écrire. Les paroles s’envolent tels des petits oiseaux (interrogation grammaticale : tels s’accorde avec paroles ou oiseaux ? Je n’ai pas un Bescherel quelque part ?) Oh la la ! J’ai la main droite baladeuse ! Je m’angoisse à cause de mon manque grammatical ? Peut-être un peu. Je reste une petite fille scolarisée qui doit bien apprendre ses leçons. Euh, oui, non, je vais la libérer la petite fille. Eh, oh, c’est l’heure de la récréation, c’est l’heure de l’imagination au pouvoir, allez ma belle, amuse-toi ! Sois libre ! Fais des avions avec les pages de  tes cahiers ou une sculpture en papier mâché si le cœur t’en dit. Rien ne se perd, tout se transforme et ma grammaire dérape encore, mais c’était pour ne pas avoir une phrase trop lourde. Donc, fais du papier mâché avec tes pages de cahiers, transforme-les en sculpture.

Est-ce que je dois m’inquiéter de mes manques grammaticaux ? Tant que je m’en rend compte, ça va. Je me gratte la tête de manière très premier degré parce qu’elle est à laver. Je crois qu’il va falloir que je change de shampooing. Je ne suis pas sûre que celui que j’utilise (et dont j’ai fini la bouteille la dernière fois — il me reste un fond d’une autre pour aujourd’hui, mais va falloir que j’aille en racheter, ça devient urgent ! ) soit le plus adapté. Peut-être que je n’ai pas besoin d’aller chez la coiffeuse. Peut-être que je peux en trouver un qui me convienne à La Vie Claire. Je me demande si le gel douche ne fait pas shampooing aussi… A vérifier. Là, tout de suite ou presque. Le temps de terminer, de trouver les mots pour finir pour ce matin. Voilà. J’y arrive. Encore un et à demain.

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