Douche cérébrale (30)

1e juillet

Ah ! On est en juillet ! J’ai besoin de noter la date pour savoir quel jour nous sommes parce que sans ça, je ne le sais pas, je suis perdue côté calendrier. Oh, j’ai un Mirabob qui vient de monter sur la table. Je me demande si je ne me suis pas levée trop tôt… Quatre heures quarante cinq pour commencer à sept heures est-ce bien nécessaire ? Le réveil est difficile, le mal de tête potentiel, mais Mirabob veut un câlin. Oui, minou. Et puis j’ai vu un beau croissant de lune en ouvrant le volet. Bon, Mirabob s’est installé  sur la page de gauche. Eh, minou, comment je fais pour tourner la page ? Je me sens mal d’un manque de sommeil. Je n’ai pas très bien dormi. Pas assez et pas très bien. Je croise les doigts pour ne pas travailler demain matin. Mais peut-être que ce soir à huit heures je serai couchée… Huit heures peut-être pas, mais neuf. Même s’il fait encore jour… Tout dépend de l’état dans lequel je serai. Pour le moment c’est dur. Mirabob, lève-toi s’il te plait. Voilà, merci. Page tournée.

Mirabob n’est pas sur la table pour un câlin, il veut quelque chose. Je me demande bien quoi : il a des croquettes et de la pâtée à disposition. Un petit morceau de beurre ? Oui, c’est ça. Un morceau de beurre. Je crois que j’ai rêvé cette nuit, mais de quoi, je ne sais pas. J’ai le sentiment d’avoir rêvé de quelque chose… Vague le sentiment. Flou. Bref. Ça reviendra peut-être. Faut juste laisser venir.

J’ai lu le défi du jour hier soir pour l’avoir en tête, vu que celui d’hier, je l’ai oublié une fois le cahier fermé, mais je ne m’en souviens pas mieux. Je le relirai après. Ça a à voir avec la nouveauté… Ah, il s’agit de poser des questions. Pas des « je me demande » — même si c’est mon exercice préféré —, non, des questions pour apprendre des choses nouvelles. Quand on dort à moitié, voire aux trois-quarts, ce n’est pas évident de poser des questions pour montrer qu’on s’intéresse. Non, parce que là, en fait, la seule chose qui m’intéresse vraiment, c’est mon matelas et sa couette, pour ne pas dire mon lit.

Le jour pointe. C’est chouette. Sauf que je ne le vois pas vraiment, la tête baissée sur le cahier. Je me demande si je pourrais prendre la lune en photo… Il fait encore un peu trop nuit. J’ai juste chaud, presque froid. Faudrait que je troque mon petit peignoir contre le plus épais en éponge. Il n’est pas loin. Juste à côté, dans le salon, dans le paquet, petit,  de linge à repasser, alors que je ne compte pas le repasser. Il est en attente d’être rangé. Mouais, je vais le mettre sur le dos. La question c’est : tout de suite ou une fois en fin de page ? Compte-tenu du nombre de lignes qu’il me reste à remplir, je vais dire une fois la douche cérébrale terminée… Ah, je me dis que la chaleur du peignoir ne vaut pas celle de la couette. C’est bien dommage. La porte-fenêtre du salon serait fermée, j’aurai peut-être plus chaud aussi. Il y a un petit air insidieux qui s’infiltre. Et donc, je vais fermer la porte-fenêtre en allant changer de peignoir et puis voilà.

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