Douche cérébrale (31)

2 juillet

Temps rafraichi par la pluie ! Youpi ! En plus ça m’évite d’arroser aujourd’hui. Par contre, quand l’herbe aura séché, cette fois, il faudra que je tonde.
Je sens que je dois y aller en douceur. Pas faire les choses sans m’arrêter avec un programme rempli, sans pause. Je sens que je dois m’écouter, accepter de ne pas m’occuper du jardin et du reste, toutes ces choses à faire. Ne pas me juger. Seulement être. Me reconnecter à moi.

Ça fait du bien ! Après ça je me pose et je médite, non ? Je ne sais pas.

Je ne suis pas bien réveillée ce matin. J’ai eu du mal à m’endormir, bien que fatiguée hier soir et puis Bagheera qui veut rentrer, et puis Walter qui veut sortir… Ah les chats ! J’ai le bas du visage plein de petits boutons. Allons donc ! Faut dire que j’ai mangé des noix et les fruits secs ça ne me réussit pas.

Je ne sais pas quoi écrire.

Je voudrais écrire quelque chose d’intéressant, quelque chose d’intelligent, mais quoi ? Sur quel sujet ? C’est mon cerveau — euh… le gauche ? — qui a besoin d’exercice. Oh le soleil est de retour. Et les voisins font du bruit… Mais qu’est-ce qu’ils fabriquent ? Qu’est-ce qu’ils déplacent ? Ça me dérange d’avoir ces petits boutons sur le visage. Envie de tout arracher. De tout dégommer, même si ce n’est pas le verbe approprié.

Faut que je tonde. Pour revoir les merles. Ils me manquent. Là, je n’entends plus que les moineaux. Pas un oiseau dans les hautes herbes. Ben non, ils viennent à terrain découvert pour manger les vers. Ah oui, faut que je tonde. Est-ce que ce sera assez sec cet après-midi ? Sinon, demain matin… Si je n’ai pas de poste : week-end d’astreinte. Il ne reste plus que deux péages, donc moins de remplacements potentiels. Mais on ne sait jamais. Bon, ce serait bien que j’avance, que je termine et que j’aille faire les courses. En même temps, les courses en milieu de matinée un samedi, c’est galère pour trouver à se garer. Je pourrais commencer par le ménage… Ouais, bof, c’est à faire certes, mais, là, ça ne me tente pas du tout. Tatata ! De toutes façons, j’ai dit, j’ai même écrit que je dois d’abord m’écouter. Être, et faire seulement dans un deuxième temps. Oh ! Mirabob ne fait que rentrer et sortir ! Pfffff. Je me lève une nouvelle fois. Qu’est-ce qu’il veut ? Ah, un petit bout de beurre. J’ai laissé la porte-fenêtre ouverte cette fois. Et voilà, il ressort.

Je ne sais pas quoi écrire.

Je vois Agathe Raymond dont j’ai écouté une conférence hier, disons entendu plutôt. Je n’arrivais pas à vraiment accrocher jusqu’à ce qu’elle dise qu’étant incarnés dans une société industrielle, nous étions là pour agir et que la compassion c’était une valeur orientale. Ah bon ? Le monde n’est-il pas mondial ? Et l’unité, euh, l’universel ? En tous cas, j’ai compris là ce qui faisait que je n’accrochais pas à son discours : je me sens plus en accord avec la pensée, l’approche, la philosophie, les valeurs orientales qu’avec ce que porte la société industrielle, capitaliste et mortifère. Oui, mortifère. J’ai hésité à écrire ce mot, mais si, c’est bien celui-là que je voulais employer. Ce qu’a dit Agathe Raymond dans sa conférence, ce tout petit passage, est venu toucher une corde sensible chez moi. Pour moi, la société industrielle n’est pas juste, ni en justice, ni en justesse. Et il est largement temps de la transformer.

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