Douche cérébrale (33)

4 juillet

J’ai mal à la tête… Je commence bien la semaine.
Voilà. C’est tout ce que j’ai à écrire ce matin.
A demain.
Trois lignes au lieu de trois pages, ça va non ?

On va dire que mon cerveau élimine des toxines, se nettoie. Ah bon, il en avait besoin ? Journée sans, en perspective. Sauf que j’avais l’intention de tondre.

Vraiment, je ne sais pas quoi écrire.

Je retournerais bien me coucher jusqu’à ce que je n’ai plus mal à la tête. Le sommeil, c’est aussi parce que ça travaille à l’intérieur ? Ça œuvre, on va dire. Parce que c’est un plus joli verbe et qui n’a pas à voir avec la torture. Je sens que le soleil ne va pas être mon ami aujourd’hui, à cause de ma tête. Pffffffff. Oui, pffffffff. Je ne comprends pas pourquoi je suis dans cet état, mais est-ce que j’ai besoin de comprendre ? Ça ira mieux demain. Aujourd’hui je tourne au ralenti et puis voilà. Ouaich. Ça m’enchante guère.

J’ai juste chaud. Je vais aller me changer. Peignoir et chaussettes. Je fais chauffer l’eau aussi. Je suis sûre qu’il fait plus chaud dehors. Mais ma tête a besoin d’ombre, je crois. Non ? C’est quoi ce froid ? Je deviens lézard ou quoi ? Evidemment, dehors, il y a un utilisateur de taille-haie électrique. Ça non plus ce n’est pas bon pour ma tête.

Je me suis assise sur l’escalier. La première marche. Yogeeti vient me voir. Oh ! Il est tout chaud, lui !

Pause « donner à manger au chat, enlever le petit poil sur la cuisse droite, prendre une tartine craquante au sarrasin » .

Mon infusion doit être assez infusée. Je suis bien dehors finalement. Si je m’asseyais à la table ? Je serai mieux installée… Je me réchauffe. Je vais pouvoir enlever le peignoir épais et remettre le plus léger. Je n’ose pas bouger. A cause de mon mal de tête. Ça le réveille. Je suis bien sous le soleil, assise sur ma marche d’escalier. Je me réchauffe et puis je vais finir par avoir trop chaud. Je vais devoir rentrer. Je ne vais pas m’installer à la table sur la terrasse. Mon infusion va être trop infusée… Je rentre. Et je ressors. Avec une nouvelle tartine. Que je trouve fade sans beurre. Je commence à avoir très, bientôt trop, chaud, je vais rentrer une nouvelle fois. Je crois. Bientôt. Encore quelques instants. Dis-moi soleil, tu ne voudrais pas rentrer dans la cuisine avec moi ? M’accompagner d’un rayon ? Faut que je rentre boire mon infusion du matin avant qu’elle ait refroidi. A moins que je sorte le bol. Oui, mais, je dois finir ma douche cérébrale. Ah, si le mal de tête pouvait se diluer dans l’encre qui s’étale (oui, enfin, bref) sur le papier… Mais alors, il ne faut pas que je lâche la plume, il faut que j’écrive, que j’écrive, que j’écrive, que j’écrive encore ! Quoi ? Je ne sais pas. J’écris c’est tout. Je suis partagée entre : « je suis bien là assise sur ma marche d’escalier au soleil » et « je suis fatiguée, j’ai la tête à l’envers, la journée va être rude » . Quelle journée ? Là, tout de suite, je savoure un instant d’éternité, lézardant au soleil. Je suis bien. Ne te projette pas Petite Rosette. Savoure, vis le moment présent. Oui, bon, avec le bruit d’une disqueuse qui se met en route ça devient plus délicat. Ça vous dérange aussi, les pies, on dirait. J’accueille mon titillement désagréable. Ce n’est pas encore de la colère. C’est mieux d’éviter la colère avec le mal de tête. Ça le concentre et le fait exploser.
Pour le moment je suis ancrée.
Ça va.
Mais j’ai quand même envie de gueuler.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s