Douche cérébrale (34)

5 juillet

Ah, comme il est plaisant de dormir ! J’ai rêvé de je ne sais quoi, mais j’ai souvenir d’avoir rêvé… Je crois que je vais devoir ne pas encore trop solliciter mon cerveau aujourd’hui. Il n’est pas encore très frais ce matin. Pfffff. Si je m’énerve, ça va être pire, mais n’empêche, ça me saoule ce mal de tête !
Il n’est pas très prononcé. Il est en repli.
S’il pouvait disparaître ! Allez, c’est bon, là. Tu peux t’en aller, tu peux te volatiliser, te sublimer ou je ne sais quoi, mais me lâcher, nom d’un chien ! A y est les toxines sont évaporées… Non ? Je dois tondre cet après- midi. Oui, parce que ce matin, ça va faire trop tard. Hier, je n’ai pas pu parce que je suis aller bosser aux Abrets. Un camion qui a pris feu. Autoroute coupée. Le trafic en provenance de la Savoie sort tout aux Abrets. Waouh ! Ça en fait du monde ! Et j’ai une page de péage. Pas eu le courage de la taper hier. Je n’avais qu’une envie en rentrant : une bonne douche. Je me suis aussi lavée la tête. Couchée les cheveux humides… Ce matin ça dresse dans tous les sens ! Oh, je manque d’énergie.

Je ne sais pas quoi écrire.

Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ? Je ne sais pas. Je suis fatiguée et je trouve que c’est pénible. J’aimerais être en forme. En pleine forme. Mais non, je suis molle. Je pourrais presque retourner m’allonger, sauf que je ne le veux pas. Je ne sais pas quoi écrire et je me sens fatiguée. Je me dis que plus je vais dormir, plus je vais être fatiguée. En fait, je n’ai pas envie de dormir, même si j’ai sommeil. Non, non, non ! J’ai passé une bonne nuit, ça doit suffire. Dit mon ego. Droit dans ses bottes.
Un petit coup de bol tibétain me ferait-il du bien ?
Ça résonne dans mon corps, me détend les épaule et réveille le mal de tête. Aïe ! Nom d’un chien ! Ah, ça je l’ai déjà écrit. Allez, mal de tête, fond. Fond dans le son.

Je ne sais toujours pas quoi écrire.

Encore une page. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire ? De quoi je vais bien pouvoir la remplir ? C’est ma douche du cerveau qui m’endort en fait… Je devrais commencer la journée par quelques pas de danse. Oui, mais, sur quelle musique ? Telle est la question. Je ne sais pas quoi écrire et c’est ce que je vais écrire jusqu’à la fin de la page : je ne sais pas quoi écrire, je n’ai pas de mots dans la tête, juste un mal de tête.

Deux jours.

Non, mais, ça ne va pas du tout. Déjà, une journée c’est pénible mais au-delà, c’est pire. C’est inadmissible comme disaient certains automobilistes en colère hier. Pause « je donne à manger à Yogeeti » . Et je bois un verre de jus de carotte.
Voilà.
Donc, après.
Je sombre à nouveau dans la léthargie. Pfffff. scrogneugneu. Oui, c’est ça : scrogneugneu. Il me plait bien ce mot, elle m’amuse cette onomatopée. Et si je retournais m’allonger avec Bagheera ? Elle, elle n’a pas de scrupules à dormir le matin.
Le corps ne ment pas.
Ok, j’ai sommeil, je vais me rallonger. Et puis voilà. Je fais ce que je veux, je ne dois rien à personne. J’ai besoin de me reposer, encore. Bien. Je vais me reposer. Je vais délasser ma lassitude… Je cherche une autre belle formule avec léthargie… J’ai pas. Cerveau en berne, au vert, au repos. Je me donne la permission de me remettre d’aplomb.

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