Douche cérébrale (36)

7 juillet

Je suis fatiguée mais j’ai envie de me réveiller. J’en ai marre d’être ensuquée. Bon, ok, c’est vrai que la journée d’hier a été longue : debout à deux heures quarante-cinq, couchée à… Je ne sais plus exactement… Plus de onze heures et demie je crois. Je sens le mal de tête le retour, mais je sais qu’il s’agit de l’élimination de toxines, d’un nettoyage. Le défi d’hier était assez lourd, j’ai tardé à m’y mettre et c’est la raison pour laquelle je me suis couchée tard. Le but était de se libérer de souffrances  passées. En cours de route, j’ai failli me lancer dans une boucle de transmutation des émotions et puis non finalement. Je la ferai ou plutôt, j’en ferai, si le défi d’hier a sorti des choses enfouies sans les apaiser. A priori, noter sur une feuille que l’on brûle ensuite, ça libère. Oui, il me semble. En tous cas, juste après l’exercice, je me suis sentie allégée. Voilà.

Et donc ce matin, j’ai la tête lourde, lourde, lourde. Elle pèse trois tonnes. Ce serait bien que je sois plus dans mon corps qui lui est plutôt léger. Oui, léger. Un tour de danse pour rééquilibrer, libérer la tête ? Ouais, mais je me demande si la musique ne va pas accentuer le mal de tête. Et une danse silencieuse ? Je ne vois pas bien… Enfin, ça me semble bizarre. J’ai besoin de m’ancrer.

Souci. Si j’ai mal à la tête cet après-midi, ça va être compliqué de faire l’étape soixante-cinq (si je me rappelle bien du numéro) de l’Académie de la Vie en Mouvement… Ah, mais je ne vais jamais réussir à rattraper mon retard !

Ce matin, faut que je fasse une tarte aux tomates. Depuis le temps que je dois la faire ! J’y ai déjà pensé la semaine dernière, mais je n’avais pas assez de tomates. J’en ai acheté plus cette semaine. J’ai faim. J’ai bien envie de manger de la tarte à la tomate. Oui, bon, va falloir attendre un peu… Je n’ai que les ingrédients.

J’ai la tête lourde et pourtant je me sens joyeuse. J’ai envie de sauter, de bouger, pas trop fort à cause de la tête. C’est mon mental Edgar qui ne veut pas lâcher peut-être. Eh, ça te ferait du bien d’être moins droit dans tes bottes. Allez, soit pas si raide. Tu peux être fort et souple à la fois.
Ça sent le brûlé dans la cuisine.
Je ne pensais pas qu’une feuille de papier, ou même deux, créent cette odeur persistante. Je pourrais diffuser des huiles essentielles. Oui, mais lesquelles ? A voir. Oh, d’un coup je pense à la phrase à répéter au mois de juillet : « je ne suis pas la spectatrice de mon destin. J’en suis l’autrice et l’actrice. » Pas mal pour passer à l’action. Sortir de sa bulle, de sa zone de confort.

Ah. Pause toilettes nécessaire.
On se sent mieux après.

Oh, de la fumée dehors ! J’ai vu passer de la fumée. Etrange. J’hésite à me lever pour aller voir. D’où peut-elle bien venir cette fumée ? Aucune idée.

Je me suis levée pour aller ouvrir la porte de la cave à Yogeeti et je suis allée faire un tour dehors. Rien. Aucune source de fumée. Juste le bruit du voisinage… Je crois que je vais refermer la porte. Non, parce que le matin, je préfère le silence. Le matin et tout le temps en fait. J’aime le calme. J’en ai besoin. En lotissement c’est compliqué. Faut toujours que quelqu’un bricole dès qu’il fait beau. Ça gâche le chant des oiseaux.

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