Douche cérébrale (43)

14 juillet

Trois heures. trois pages. Trois mots ? Un peu court. Mais qu’est-ce que je pourrais bien écrire à trois heures du matin ? Aucune idée… Je me dis juste que j’ai une demi-heure pour faire ma douche du cerveau. Et du coup ça me met la pression. Qu’est-ce que je peux bien écrire ?
Je ne sais pas.
Mais je peux écrire gros pour remplir plus vite les lignes… Hi, hi, hi, c’est déjà ça.

Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ? Je ne sais pas quoi écrire. Je ne suis pas réveillée. Je retournerais bien me coucher au lieu d’aller travailler. Je ne sais même pas ce que j’emmène à manger… Hier j’avais prévu un chocolat chaud. Ça ne me dit rien ce matin… Un chocolat froid ? Pas vraiment mieux.
C’est que j’ai un pack de lait entamé à finir… Je l’emmène ou pas du coup ? Bah, je l’emmène. Du lait de riz, ça nourrit plus qu’une tisane, non ? Il me semble oui.

J’ai laissé la porte-fenêtre entrouverte, un léger courant d’air vient me faire froid aux pieds et même aux mollets. Oh, je vais aller fermer cette porte-fenêtre. Faudrait que j’aille mettre des chaussettes, là, je crois… Mouais. Ça va aller. Ça va le faire. Ce n’est pas l’hiver non plus. J’aime bien être pieds nus. Qu’est-ce que je pourrais bien écrire sans réfléchir ? Ah ben sans réfléchir, je ne peux pas écrire… Vraiment ? Eh, La Petite Rosette, tu n’écris pas avec le cœur ?
A vrai dire, difficilement. Il est un peu fermé… Disons que je ne suis pas beaucoup connectée. J’ai égaré la clé… Clé de sol, clé des champs… Chante ! C’est la formule magique pour l’ouvrir. Chante et danse dans ce champ.
Oh, un miaulement de petit chat… Bagheera qui veut sortir. Regard sur l’horloge de la cafetière au passage : trois heures et quart. Bien. Je suis dans les temps et pas dans l’étang. Non, non… Ce n’est ni le moment, ni la saison. On ne se baigne pas dans un étang, si ? Enfin, moi, je n’en ai pas envie. Non, ça ne me dit rien du tout. Et un petit tour à la mer ? Alors juste pour entendre le bruit des vagues. La musique des vague… Douce musique.
Et me tremper les pieds.
Laisser les vagues venir me lécher les pieds. Et puis les mollets. Sous le soleil d’un petit matin. Plage déserte. Ah. Je n’irai pas plus loin. Ce n’est pas l’heure du bain. Sympa le sable doux et chaud.
Je me demande si je vais descendre aux Saintes Maries cet automne…
Je me demande si je suis capable de laisser les chats, seuls, à la maison, plusieurs jours…
Je me demande si je ne pourrais pas commencer par une absence de deux jours…
Une escapade à Paris ?
Au mois d’août ?

Je me demande ce que je vais écrire ensuite… Je suis raide dans les épaules. Chaise trop basse par rapport à la table, ou alors c’est parce que je ne me tiens pas le dos droit… Ah oui. Quand je me redresse c’est mieux. Beaucoup mieux.
Et en décroisant les jambes ?
Je vais finir par être en position d’ancrage avec un stylo-plume avec une cartouche d’encre pleine. Avec, avec… La formule laisse à désier… et même à désirer. Je manque d’air…

Et puis je frissonne. J’ai juste chaud. Tout juste. Pas l’heure de retourner sous la couette, dommage. L’heure d’aller s’habiller. Ok.

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