Douche cérébrale (55)

26 juillet

Je regarde le chardon dehors. Je croyais que toutes les fleurs seraient écloses en même temps, que je ferais une photo de bouquet et que je couperais ensuite le chardon, Y. m’ayant prévenue que si je le laissais faire ses graines j’en aurais partout l’année prochaine. Seulement les fleurs éclosent les unes après les autres et je vais avoir des graines dans la cour. Bah, l’année prochaine je tondrai, je ne laisserai pas pousser le chardon. J’expérimente le jardin. C’est-à-dire que je laisse pousser pour voir. Je fais venir la nature à moi.

Je lève la tête pour regarder et du coup, forcément, je n’écris plus. Ah, ce n’est pas le but de l’exercice… Et alors ? Je fais ce que je veux. Je l’adapte. Je ne suis pas obligée de le suivre dans les règles strictes. Je l’utilise dans, comment dire ? Purée, j’ai du mal à m’exprimer, mon cerveau n’est pas encore très vif. Ce que je cherche à dire, c’est que ce matin je suis dans un état contemplatif et que je fais ma douche cérébrale dans cet état d’esprit, donc j’écris doucement, une idée après l’autre, après observation de ce que je vois, ce que je ressens. Je laisse planer mon cerveau lent. J’aime bien. Ça me fait du bien. Ça me repose. Je respire.

Je m’étire. Je prends de l’envergure. Et je me laisse porter. Il y a un chat qui mange. C’est Walter qui finit les gamelles. Faut que j’appelle la clinique vétérinaire pour lui prendre rendez-vous pour ses vaccins. Si ce n’est pas possible demain (jour de repos), ce sera reporté à la semaine prochaine. Un moustique géant dehors… C’est-à-dire un taille-haie ou un rotofil plutôt. Les joies du voisinage l’été. Jamais ils ne partent en vacances ? Une semaine sans voisins, ce serait cool. L’autre solution, ce serait que je parte, moi… Pour aller où ? Et puis je ne suis pas en congés d’abord. Envie d’être tranquille chez moi avec mes chats. Il y a bien assez de bruit au boulot. A la maison, j’aime bien entendre les oiseaux. Besoin de nature. De me ressourcer au calme. Et là, je ne sais plus quoi écrire.

Je serais bien au bord de l’eau. Au bord d’une cascade. Ce serait rafraîchissant. Le son de l’eau qui tombe. Apaisant. Loin du moustique géant. Mais où trouver une cascade sans touristes ? Dans ma tête. C’est bien l’imaginaire. L’image in air dit Lulumineuse dans la BD coécrite avec Art-mella. L’image in air. Un air dans la tête. De je ne sais plus qui : Love is in the air… De quand ça date ? Aucune idée. J’irais bien vérifier sur le net. Oh, je ne me suis pas connectée hier ! Deux jours ce ne sera pas possible, ne serait-ce que parce que je vais vérifier si M. m’a répondu pour cet après-midi. Elle a proposé qu’on passe chez elle pour choisir quelque chose à chanter avant d’aller à l’apéro poétique à la Maison des Dauphins. Je n’ai pas encore trouvé de textes à y lire. J’attendais l’inspiration. Je n’ai pas encore eu trop le temps de chercher. Oh ! Un chat du voisinage qui s’est introduit dans la cuisine ! Ah, mais où il va ? Est-ce bien raisonnable de la laisser rentrer ? Cette maison est la maison des chats. Ah, je l’aperçois vers les gamelles vides. Il ne doit rester que quelques croquettes. Ça te va des croquettes chat ? Apparemment, il cherche de la pâtée… Mais voilà Bagheera. Et puis Yogeeti. Et Walter ?

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