Douche cérébrale (58)

29 juillet

Ouh la la ! Faut que je vérifie la date d’hier pour savoir quel jour nous sommes ! Voilà. Une fois ça posé, je ne sais plus quoi écrire. Non, ce matin, j’ai la tête vide. Il n’y a rien de rien dedans. Je vais répéter à loisir — si on peut dire — je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quoi écrire, et puis j’écris très mal que je ne sais pas quoi écrire et puis je dois me dépêcher d’écrire que je ne sais pas quoi écrire parce que l’heure tourne, tourne, il est déjà plus de trois heures. Un quart d’heure pour donner à manger aux chats. Ah ben oui ! Tout ça, rien de moins. Ben dis donc. Pfffiou ! Mais à part ça, je ne sais pas quoi écrire et j’écris le plus vite possible que je ne sais pas quoi écrire. Ah… Aïe, aïe, aïe ! Je voudrais bien écrire autre chose mais je ne sais pas quoi. Une idée lumineuse. Mouaif, tu parles. J’ai quelque chose dans la gorge. Certainement pas une idée. Quelque chose dû  la clim au péage. J’ai juste chaud ce matin. Ouais, mais je ne sais pas quoi écrire. Quoi écrire. Je ne sais pas quoi écrire. C’est assez ennuyeux à force. Trois pages de je ne sais pas quoi écrire… Et pendant ce temps-là, mon infusion infuse. Euh, je la laisse infuser combien de temps ? Trois pages, ça me parait beaucoup. Mais comme je n’ai pas regardé à quelle heure j’ai commencé et que c’est à peine si j’ose relever le nez de ma page pour ne pas perdre le fil que je n’ai pas. Mouaf ! N’importe quoi ! Trois heures douze.

Je pense que c’est assez infusé. Mais est-ce que je vais lever le stylo pour enlever le… le sachet de l’infusion ? Ben oui tiens ! Voilà, c’est fait. En deux temps, trois mouvements. Hop, hop, hop ! Ni vu, ni connu. Tu parles ! Quelle expression ! Qu’est-ce que je peux m’exprimer par expressions toute faites ! Elles me viennent comme ça au bout de la plume pour gagner un bout de ligne. Pffiou ! J’ai l’impression de faire un marathon. Le nez dans le guidon. Ah, je vais finir par relever la plume. Je n’en peux plus. Je ne sais pas quoi écrire ! Je n’en peux plus d’écrire n’importe quoi, que je ne sais pas quoi écrire. Elle est où l’inspiration ? Perdue dans la nuit. Trop tôt.

Je ne sais pas quoi écrire. Non, non et non. Rien dans la tête, même pas un petit bout de rêve. Rien de rien, nada. Je ne sais pas quoi écrire. Vite ou pas. Au ralenti, au pas, je ne sais pas quoi écrire. Ah… Qu’est-ce que je pourrais bien écrire au lieu de je ne sais pas quoi écrire ? Ben, je ne sais pas et je me répète comme un perroquet. Je ne sais pas quoi écrire et je ne me rappelle absolument plus de l’intrigue du Fred Vargas que je suis en train de relire (un chapitre par soir) : « un lieu incertain » . Ben là je suis dans la cuisine et je ne sais pas quoi écrire. Non. Aucune idée. Aucune inspiration. Non. C’est la nuit. L’heure de dormir. Veillée par la lune. Le quart de lune ou à peu près. Le car de lune pour une expédition dans les étoiles bientôt filantes. Ah oui ! Départ imminent, bientôt le mois des étoiles filantes, il est temps de partir en voyage. Voyage là-haut dans la voie lactée pour un séjour inoubliable. Je m’envole, je pars tout là- haut. Je me suis échappée.

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