Mûres

Les mûres au fond de la cour donnent beaucoup cette année, le temps leur réussit. J’ai déjà eu l’occasion d’en ramasser pour un clafouti ou pour agrémenter un bol d’avoine au petit déjeuner, mais aujourd’hui j’ai décidé de ramasser tout ce qui était à portée de main de ce côté-ci du grillage en vue de confectionner de la gelée. C’est l’ objectif principal que j’ai posé pour cette semaine de congés, en réaction aux deux dernières années lors desquelles j’ai laissé passer les fruits sans réussir à me réserver le temps nécessaire pour m’en occuper. Cette année, j’ai fait de la cueillette des mûres ma priorité. Je l’ai concrétisée aujourd’hui.

Profitant d’un élan et de la température matinale encore clémente, j’ai cueilli une quantité maximale de mûres mûres au milieu de l’activité de différents insectes : oh la la, toutes ces fourmis ! Dégage la mouche ! Pardon madame la guêpe…
Depuis que j’ai observé enfant, médusée, une guêpe se tailler un bout de jambon de mon sandwich avec ses mandibules, je nourris de la sympathie pour ces insectes qui n’ont pas bonne presse, alors que les mouches ne représentent pour moi que des pondeuses dans la pâtée des chats ou tout autre aliment oublié quelques instants. Beurk.
Il y avait déjà un tapis de mûres passées au sol, il restait encore nombre de fruits verts, c’est-à-dire rouges. Je n’ai pas touché au coin sous la toile d’araignée…

J’ai emporté ma récolte à l’intérieur, l’ai mise à tremper pour la débarrasser des bestioles susceptibles d’être restées dans le récipient, des fourmis par exemple… Là, j’ai compris comment les fourmis pouvaient se retrouver autour de l’évier : c’est moi qui les fais rentrer en fait ! J’ai sorti la recette de la « gelée de mûres à l’ancienne » , remplacé l’étape du passage au presse-légumes par un pressage au torchon, façon de faire plus longue et fastidieuse — d’autant plus quand on utilise des torchons usés qui menacent de se déchirer — mais je préfère ce geste : les mains dans le coulis plutôt que sur la manivelle.

J’ai ajouté trois-quarts de sucre aux neuf cents grammes de jus, calculé qu’il me faudrait six grammes d’agar-agar et j’ai pris le temps de déjeuner avant de passer à la cuisson : il était déjà plus de quatorze heures.

Est-il judicieux de faire cuire de la gelée de mûres au cœur d’un après-midi d’été tendance caniculaire ? Sans doute pas, seulement, je n’allais pas m’arrêter au milieu du chemin. La bassine m’a paru bien grande pour la quantité de ce que j’allais faire cuire… Il m’a bien semblé aussi que je ne remplirais pas beaucoup de pots… Suffisamment, certes, pour ma consommation personnelle, mais pas assez pour en faire profiter autour de moi. J’ai trouvé ça désolant. J’ai donc émis l’intention de recommencer avant la fin de la saison. Peut-être de la semaine si les fruits le permettent.

Une réflexion sur “Mûres

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