Douche cérébrale (91)

31 août

Ouf ! Je ne sais plus où je suis… Non, non, je ne suis pas perdue comme lundi, c’est juste que j’aurais bien dormi encore, que je n’ai pas assez dormi. Pas sommeil hier soir après avoir réussi à mettre mon quatrain, un quatrain, en ligne. Ça a été un peu long parce que je voulais mettre une photo de beau fixe en arrière plan et qu’il a fallu trouver la bonne. Une fois la photo en ligne, je n’avais plus envie d’aller me coucher. Par contre, quand le réveil a sonné à neuf heures moins cinq, je n’avais pas envie de me lever… Walter m’a réveillée une première fois à quatre heures pour sortir et puis un oiseau vers sept heures je crois. Trop tôt pour me mettre debout. Et là, je dormirais bien encore… Mais voilà, je travaille à midi et demie, comme hier, et faut que j’aille acheter des petites boîtes de pâtée pour les chats parce que je ne vais pas en avoir assez pour jusqu’à demain… Aïe, aïe, aïe ! Va falloir que je me réveille assez rapidement là.

Il y a Mirabob à côté de moi qui attend pour manger. Ok, minou, je viens. Voilà. Le chat du voisinage ne squatte plus la terrasse. Je crois qu’il a compris que je ne le ferai pas rentrer. Que sa place n’est pas ici. Je suis contente pour Walter.

Bon. Ce serait bien que je me réveille… Un verre de jus de carotte avec une cuillère de nigari devrait me faire du bien. Je vais faire rapidement des courses ce matin : boîtes à chats, œufs et puis… pain peut-être. Pour le reste, j’y retournerai plus tard. J’ai de quoi manger. Ah, un paquet de biscuits au sésame, peut-être… Bref, je sors pour trois courses.

Faut pas que j’oublie d’emmener le pot de confiture aujourd’hui. Je voulais le faire hier, mais j’étais un peu à la bourre… N’empêche, je suis fière de moi. Hier, j’ai changé les ampoules des feux arrière droit, remis de l’huile et rempli le lave-glace. Voilà. C’est fait. Je suis capable de le faire. Eh oui.

J’ai froid au bout du nez… Je me sens fatiguée mais heureuse. J’espère que ça va être cool cet après-midi. Plus qu’hier. Non, parce que les sonneries des appels, ça donne mal à la tête. Y a un truc de bizarre qui se passe au péage de Villefontaine. Des usagers appellent pour dire que des gendarmes les ont fait rentrer sur l’autoroute pour leur donner une amende et leur ont dit qu’ils pourraient sortir ensuite sans payer de péage. C’est la deuxième fois que ça arrive. Je ne sais pas qui sont ces gendarmes, mais ça m’a l’air d’être des cow-boys qui se prennent pour des chefs ou des maîtres du monde (bon, là, j’exagère). N’empêche, faudrait leur faire savoir qu’on ne fait pas rentrer des gens sur le réseau en leur faisant croire qu’ils ne paieront pas de péage. La prochaine fois, je note clairement en détail l’incident sur le livre de bord. Pour l’heure, je ne suis pas au boulot, je suis à la maison, je me réveille doucement.

Retour à mon environnement. A mon cadre de vie. Hier, j’ai vu un merle dans la cour. Je me suis rappelé que ça faisait longtemps que je n’avais pas mis de pages de péage en ligne. Bon, ce matin, ça ne va pas être possible, mais ce soir peut-être… Ou alors demain.

Douche cérébrale (90)

30 août

Ah. Aujourd’hui je suis là, bien là. Pas perdue comme hier. Ça fait du bien d’être là. Pour autant, je ne sais pas quoi écrire. Je repense à M. aux deux chiens qui avait fait une si belle communication avec Yogeeti. Elle… Quoi ? Ah, je ne sais pas ce que je veux dire vraiment. Je recommence. Je la sens très seule, isolée. En retrait. Coupée des gens. Mais avec l’envie de s’ouvrir, d’être en relation avec d’autres personnes, avide même et en même temps, sur la réserve, timide. Sans oser prendre de la place. Effacée. Voilà. Je me reconnais un peu en elle. Et une fois que j’ai écrit ça, plus rien. Ah, je ne sais pas quoi écrire bon sang de bonsoir !

C’est nuageux ce matin. Il n’est pas prévu qu’il pleuve. Dommage, ça aurait fait du bien aux tomates et ça m’aurait évité d’arroser ce soir. Parce que là c’est trop tard à mon avis. Oh la la ! Je n’arrête pas de m’arracher les petits boutons que j’ai sur le bas du visage. C’est terrible !

Ça y est, me voilà rebranchée à l’Académie de la Vie en Mouvement. Je me demande quand sera la prochaine étape. Mais priorité à Walter qui veut rentrer. Voilà. Il mange. Je veille sur Walter. Depuis que j’ai entendu qu’il est là en mission pour moi, je suis plus attentive à lui. Donc, la prochaine étape… La dernière, enfin, les dernières c’était vendredi. La prochaine sera la semaine prochaine, vendredi en huit, pas avant dix jours donc, ah oui, c’est le week-end où je serai d’astreinte. Ça me laisse le temps d’intégrer les deux dernières étapes. Va falloir que je me remette dedans, je suis plutôt déconnectée avec l’impression que vendredi dernier c’était il y a longtemps. C’est très loin.

Qu’est-ce que je rature ce matin. Oui, je me donne la permission de raturer et de réécrire ce que je veux exprimer.
Je vérifie que je suis sur la deuxième page… Et là, me voilà repartie au stage de ce week-end. Je revois l’autre M., celle qui avait un tambour et qui manquait d’ancrage. Elle était à fond dans le spirituel, perdue là-haut, et complètement désincarnée. Euh, « complètement » c’est un peu fort. Pas du tout terre à terre par contre. C’est une partie qui lui manquait. Je me demande si repenser à elle, c’est aussi un message pour moi… Pourtant, je ne me sens pas autant désincarnée. Je veux bien reconnaître mon manque d’ancrage, parfois. je revois son regard triste et le regard tout aussi triste de son chien. Elle affirmait pourtant qu’elle était joyeuse. Elle ne voulait pas voir cette tristesse qu’elle portait en elle. C’est son chemin, c’est sa vie, mais qu’est-ce que j’aimerais qu’elle tienne compte de sa part de tristesse en elle, qu’elle l’accueille, qu’elle la mette à jour pour en prendre soin. Par moment, elle me faisait penser à S. dans ses attitudes. Est-ce que S. serait porteuse d’une tristesse aussi ? D’un fardeau, je dirais plutôt. Et le mien, il en est où ? Est-ce que j’ai toujours mes sangles ? Ah, je ne me vois pas là. Je suis pas sur le bon mode… Fermer les yeux, ressentir… Je crois bien être toujours sanglée, d’ailleurs, j’ai mal aux épaules… Je suis toute tendue. C’est le moment d’un rendez-vous pour un massage.

Douche cérébrale 89

29 août

Où je suis ? Qui je suis ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne suis pas là, je suis je ne sais où. Sentiment étrange ce matin. J’ai sommeil mais pas envie de dormir. Je suis ailleurs. Je ne sais pas quoi écrire.

C’est Bagheera qui m’a réveillée ce matin. Oh, j’ai faim là. Donc, c’est Bagheera qui m’a réveillée ce matin pour manger. Je lui ai donné, ainsi qu’à Yogeeti qui était là. Et puis au chat de dehors. Je n’ai pas encore vu Walter, ni Mirabob. Oh la la, je me sens à l’ouest ! Complètement à l’ouest.

Avant d’être réveillée par Bagheera je rêvais de boulot. J’étais arrivée avec I. dans une salle avec une grande table au milieu. Il y avait S. et quelqu’un d’autre, je ne sais pas qui. Et puis I. repart en disant qu’elle a un rendez-vous pour un examen, un rendez-vous à l’hôpital. Je suis surprise. Il y a les casiers du personnel sur un bureau. Je vais voir si j’ai du courrier, ça fait plusieurs jours que je n’ai pas travaillé, et puis je me demande où sont les assistants télé-exploitation. C’est C.M. qui me répond qu’elle arrive. Je ne l’avais pas vue, elle est dans un coin au fond, la tête sur son ordi. Je suis là pour prendre mon poste en fait.

Je me sens fatiguée. Je me demande à quel moment je vais avoir mal à la tête… Mais peut-être que je n’aurai pas de céphalée après tout. Ce n’est pas la peine d’imaginer que si.

Je repense à hier, à M. — oui je crois que c’est M. — qui m’a rendu les photos de Yogeeti en me disant qu’elle avait raté sa communication. Tout le monde était passé sauf elle. S. avait enchaîné sur la clôture de la journée. Je me demandais à quel moment j’allais oser prendre la parole pour dire qu’il manquait une com… Et puis M. est venue me rendre les photos, S. a fini ce qu’elle était en train de dire et on est revenu à la com. M. a  expliqué qu’elle n’avait pas réussi à entrer en contact avec Yogeeti dans son théâtre intérieur. Et puis qu’à la fin, quand on était toutes revenues, elle a pris la photo et là, connexion directe… Waouh ! Yogeeti, chat très mature pour son âge. Il a vécu des choses difficiles avant de venir. Il m’a choisie. Il est plein d’amour et en a besoin. Il lui a dit que j’avais une grandeur d’âme et que j’étais une personne intéressante. C’était une com magnifique. Qui était adressée autant à elle qu’à moi. J’en suis convaincue. Ah Yogeeti ! Et Walter ! Qui aurait voulu être mon seul chat. Je me suis excusée auprès de lui dès que je suis rentrée. Je me demande où il est ce matin.

Je suis au ralenti. Je me demande quelle heure il est. L’horloge de la cafetière est en contrejour, je ne vois rien. Je me suis levée avant la sonnerie du réveil, il ne doit pas être tard. Je vais voir… 7H36. Ça va. Faut que je parte un peu avant 9H. Je ne sais pas combien de temps il faut pour aller à Doissin. Pas plus d’une demi-heure. C’est cool, pas besoin de préparer à manger. S. s’en charge encore aujourd’hui. Qu’est-ce que c’est bien de ne pas avoir à s’occuper du repas ! Je suis fatiguée, enfin non, plutôt, j’ai sommeil, mais je me sens bien. Je suis zen. Oh. Pause toilettes. Mes intestins ont besoin de se vider là. Voilà. Ça va mieux. Bon, ben, voilà. Ça va être l’heure du petit déjeuner. Oui ! J’ai faim. Une faim de loup. Je n’ai pas réussi à voir mon animal totem hier. J’étais trop impatiente, trop dans l’attente, trop dans le mental.

Douche cérébrale (88)

28 août

Dur, dur le réveil ce matin. Je dormais bien quand le réveil a sonné. Je suis fatiguée. Pourtant je me suis couchée de bonne heure, mais Walter m’a réveillée trois fois dans la nuit. Trois fois je l’ai fait sortir devant. La dernière, j’ai fermé les volets des chambres pour qu’il ne rentre plus. Non, mais sérieux ! Pourquoi il miaule comme ça en pleine nuit ? Pourquoi il rentre, s’il veut ressortir ? Je suis en colère et en même temps j’ai des scrupules : qu’est-ce qu’il a ? Qu’est-ce que je pourrais faire pour lui, pour l’aider ? Après le stage de ce week-end je devrais être capable de mieux le comprendre et peut-être que je vais apprendre quelque chose des autres participantes puisque j’ai apporté ses photos.

J’ai du mal à émerger. J’étais en train de rêver de cimetière quand le réveil a sonné. Sans voir aucune tombe. J’y étais avec D. et O.S. Passé l’entrée (le portail ?), c’était un grand pont, une route. Puis on est entré dans un bâtiment. Mais là, après, je ne saurais dire, je ne me rappelle pas bien, le rêve m’échappe. Bon. Voilà. J’ai l’esprit tout embrumé. Je ne sais pas quoi écrire. J’ai sommeil ! S. a dit qu’il ferait moins chaud aujourd’hui. L’animatrice du stage, la formatrice je devrais dire, a fait sa promotion en tant que masseuse.

J’ai la main droite baladeuse à la recherche de boutons à gratter. J’en ai quelques uns sur le bas du visage. Oh non, ce n’est pas parce que j’ai mangé trois fruits secs quand même ? Je ne sais pas mais c’est une explication plausible. Sinon, ce serait parce que j’ai mes règles, mais justement, je ne les ai pas… Ou parce qu’il y aurait quelque chose que je n’ai pas exprimé… Là, je ne vois pas vraiment. Bref, faut que j’avance au lieu de m’endormir en me passant la main sur le bas du visage.

C’est drôle, je repense à quelque chose qu’à dit S. hier, que les humains ressemblent à leur animal. Avec mes cheveux poivre et sel, je me fais penser au pelage de Walter. Oh, Bagheera qui attend derrière la porte-fenêtre. Je me demande où est passé Walter. Huit heures moins vingt, faut que je m’active. Ouaich, franchement, je n’ai pas très envie. Je somnole. Bon, mais qu’est-ce que j’écris ? Que je ne suis pas du tout en position d’ancrage. Qu’il y a quelque chose qui colle sur la table et que c’est désagréable. Je ne sais pas ce que c’est, c’est léger, mais désagréable, faudrait que je redonne un coup d’éponge. Je dors. Ah non ! Ben si. Dur, dur.

Un bol de thé pour me réveiller.

Je ne sais plus quoi écrire, juste envie de fermer es yeux. Je me sens fatiguée. Peut-être que je vais avoir besoin d’un café. Non. Là, ça ne me dit rien du tout. Bon. Je ne vais pas mettre une heure à écrire trois pages. Faut que j’avance, faut que j’avance. Allez, allez, je me réveille un peu. Je m’active. Allez, La Petite Rosette, un peu d’énergie que diable ! Mouais. Dur, dur. Ah, je voudrais avoir terminé. Plus que quelques lignes. Je suis persévérante, je peux aller jusqu’au bout. Voui, voui, voui. Hier, on a eu comme exercice de dessiner un carrosse tiré par un cheval avec le cocher et un passager. Bon, ben, mon carrosse ressemblait plus à une caravane. Une paire de roues au lieu de deux. J’ai bien sanglé le cheval. J’avais dans la tête que je ne savais pas dessiner et qu’il fallait dessiner vite. Voilà. J’arrive au bout. Yo ! Je recommence demain.

Douche cérébrale (87)

27 août

Le jour se lève. Je n’ai pas beaucoup dormi. Impossible de m’endormir hier soir. Il faisait chaud. Je devais aussi être quelque peu tendue, anxieuse par rapport à mon programme de ce week-end. Et puis j’avais bu un peu de rosé au pot de M. où j’ai bien failli ne pas aller parce qu’après les étapes de l’Académie de la Vie en Mouvement, j’aspirais plus à une retraite qu’à voir du monde, mais j’avais dit à M. que je passerais. Et je suis passée jusqu’à vingt-deux heures.

Oh un chat ! je ne l’ai pas vu hier soir puisque je n’étais pas là. Il revient. Bon, ben, je suis repartie pour lui donner à manger. Mouais, pas tout de suite, pas de précipitation. Donc, ce matin, réveil difficile. Mais je tiens debout parce que j’ai peur d’être en retard et de me perdre, ou inversement, de me perdre et d’être en retard. J’ai pourtant bien pris le temps hier soir de regarder l’itinéraire et même de l’imprimer.

J’aime bien quand je ferme les yeux. Ça me repose.

Hier soir, enfin, cette nuit, Walter a pissé sur les cartons que je comptais utiliser pour ranger mes documents syndicaux à apporter au local. Bon, je l’aurais déjà fait, il n’aurait pas eu l’occasion de le faire. Du coup, je l’ai mis dehors (de toutes façons il voulait sortir) et j’ai fermé la porte de la chambre. Bagheera est venue me rejoindre par la fenêtre. Walter est venu miauler derrière la porte… Pfff. Ah, et le chat dont j’ignore le nom attend sur la marche de la terrasse.

Il y a un petit vent frais qui fait du bien. J’espère qu’on ne va pas étouffer à L’Île aux fées. J’espère qu’il ne va pas faire trop chaud aujourd’hui et demain.

J’ai faim. Faut dire que je n’ai pas franchement beaucoup mangé hier soir. Pas faim. trop chaud et puis trop tard. Je n’ai plus de beurre. Ça y est. Tartine tahin. Je pense que je vais bien dormir ce soir. Plus que la nuit dernière. Je ne sais pas comment, je me suis retrouvée avec un papillon sur le ventre dans la nuit. Comment s’est-il retrouvé sous le drap ? Mystère… Bon. Quelle heure il est ? Je pense qu’il faut que je m’active. Je suis tendue quand même. Je me demande comment ça va se passer… Je nourris une perfide inquiétude… Et si je ne ressentais rien ? Si je n’y arrivais pas ? C’est mon mental, mon côté cartésien qui fait des siennes. Laisse-toi porter La Petite Rosette. En tous cas, je suis bien contente d’avoir osé dire hier ce que je faisais ce week-end à P. et I.

Oh, le chat n’est plus là ? Pourquoi je mets un point d’interrogation ? Parce que je m’interroge. J’imagine qu’il n’est pas loin. Bon, bon, bon. Je vais lui donner à manger et manger moi aussi. J’ai vraiment très faim ce matin. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu aussi faim. Allez, un verre de jus de carotte pour commencer. Pour me calmer. Il a dû se « réchauffer » un peu. Se dérefroidir en fait. C’est froid un jus de carotte qui sort du frigo. Il est encore froid d’ailleurs. Mais pas glacé. Ça va. Miam miam. Ouh, j’ai juste chaud maintenant, je vais aller fermer ou du moins pousser la porte-fenêtre. Ok. Wouah ! J’ai l’impression d’écrire n’importe quoi pour arriver au bout, jusqu’en bas de la page. Ah le clocher. Il est sept heures. Ok, ça va. Je ne suis pas en retard.

Douche cérébrale (86)

26 août

En ouvrant le volet, j’ai vu les tomates, rouges, que je n’ai pas ramassées hier. Ah ! Je vais les ramasser dès que j’ai terminé ma douche cérébrale. J’avais mis le réveil à huit heures et quart. Sept heures vingt-cinq je suis debout. Je n’arrive plus à dormir. Pourtant, assise à écrire, mes yeux se ferment bien volontiers… Ok, je ne suis pas complètement réveillée. Mais je n’ai pas envie de retourner me coucher par contre. Oh, j’y pense, j’ai du linge à laver. Faudrait pas que j’oublie. Je me précipiterais bien tout de suite dans la salle de bain pour remplir la machine à laver. Je me sens quelque peu tendue ce matin. La Petite Rosette, contente-toi de l’instant présent. Je me demande si je vais aller au pot de départ de M. ce soir… Je lui ai pourtant dit que j’irai, mais comme demain je dois me lever de bonne heure… En même temps je ne suis pas obligée de rester toute la soirée. Juste un petit coucou et je rentre. Je suis capable de décider quand je rentre. Je sens mon côté ours, voire mon côté lièvre, prendre le dessus. Envie d’isolement. Rester dans mon gîte, dans ma tanière, dans ma bulle… Ah ah ! Besoin de me donner la permission de sortir de ma zone de confort !

Je ne sais pas trop quoi écrire, mais j’ai bien envie d’une série de je me demande.

Je me demande qui est le gardien du chat qui vient manger à la maison…
Je me demande combien il va faire chaud aujourd’hui…
Je me demande qui sera là au pot de M. ce soir…
Je me demande si je vais y aller à ce pot…
Je me demande quelles questions poser à mes chats…
Je me demande si je vais arriver à l’heure à L’Île aux fées demain, sans me perdre dans Romagnieu…
Je me demande combien je vais pouvoir ramasser de tomates ce matin…
Je me demande si je vais avoir envie de faire la sieste…
Je me demande si je vais réussir à me détendre…
Je me demande comment débrancher l’adoucisseur…
Je me demande où sont les merles l’été…
Je me demande quelle sera mon intention du jour…
Je me demande pourquoi ça coince dans ma tête…
Je me demande ce qui coince dans ma tête…
Je me demande pourquoi je ne suis pas fluide dedans…
Je me demande si je vais ravoir mes règles…
Je me demande quand je vais oser prendre rendez-vous chez un dentiste…
Je me demande pourquoi je me prends la tête…
Je me demande quand je vais faire ma réservation pour partir trois jours début octobre…
Je me demande s’il fera beau début octobre dans le Gévaudan…
Je me demande ce que je retiens dans ma tête…
Je me demande quoi écrire…
Je me demande ce que je vais manger au petit déjeuner…
Je me demande si Yogeeti est toujours à la cave…
Je me demande pourquoi je me demande si Yogeeti est toujours à la cave alors que je l’ai vu sur le fauteuil du salon…
Je me demande si j’ai froid ou si j’ai chaud…
Je me demande si mon état a à voir avec le fait que ça fait cinq ans aujourd’hui que papa est décédé…
Je me demande si je ne pourrais pas allumer une bougie…
Je me demande si un temps de méditation ne me ferait pas du bien…

Douche cérébrale (85)

25 août

Le chat du voisinage est là, sur une marche de la terrasse. Il s’est installé. Bagheera ronchonne et ne sort plus. Je lui ai donné des croquettes mais il n’en a mangé que quelques unes. Il n’est pas affamé ce chat. Il règne sur le quartier peut-être… Ah, ça y est, il a quitté la place. Walter m’a fait lever trois fois cette nuit. D’abord à minuit et demie pour sortir. Ensuite à trois heures trente-trois pour manger trois croquettes. Et cinq minutes après pour sortir. Il va me rendre folle ce chat.
J’ai un doute par rapport à ce que j’écris.
Ce n’est pas pour des croquettes qu’il m’a réveillée la  deuxième fois. C’est parce qu’il avait vomi dans le couloir. Je suis allée dans la cuisine, oui, mais je ne lui ai pas donné de croquettes, ni rien à manger. Il était allongé sur le tapis du couloir. Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas bien fraîche ce matin. J’ai mis le réveil à sonner à sept heures et demie pour faire toute la cuisine, oui toute, ce matin, c’est-à-dire, des tomates farcies végétariennes, de la soupe de fanes de radis à mettre ensuite au congélateur (ce serait dommage de gaspiller les fanes de radis que j’ai achetés hier, ils sont trop beaux ! Euh, elles sont trop belles — fane, mot féminin, je viens de vérifier) et la marmelade pour en finir avec les pêches. Ouf ! Trois jours que je fais des pêches ! Confitures. Clafoutis. Et marmelade. Ouf ! Je ne m’étais pas rendu compte de la quantité de fruits que j’avais ramenée de chez Y. C’est long à faire. Mais ça permet de remplir le congélateur et de me faire des réserves pour cet hiver. Faudrait que je fasse de même avec des légumes. Ouaich. Plus tard. J’ai assez donné cette semaine. Et à part ça la salle de bain n’avance pas. Et je n’ai pas fini ma chronique de la semaine dernière non plus. Eh, oh, c’est l’été, je suis en congés, programme différent. Voui. Et après ? Ben là, je ne sais pas trop quoi écrire.

J’ai faim. Envie de petit déjeuner. Je termine et je mange. Tartines de pain multi-graines à la confiture de pêche… Miam. Au beurre ? Il m’en reste un peu. J’ai tendance à le remplacer par du tahin. D’ailleurs, j’ai mis du tahin dans la pâte à clafouti.

Pffff. Je ne sais plus quoi écrire. Pas inspirée la fille. Envie d’attaquer la journée. Pas envie d’écrire. Oh, oh ! Ben si pourtant. Je ne sais pas quoi écrire, alors je me demande pourquoi j’écris trois (j’allais écrire trop…) pages tous les matins. J’espère l’inspiration venue d’ailleurs, à la place du récit de ce que j’ai fait hier ou du programme pour la journée. Ouaich ! J’aimerais bien qu’autre chose me vienne. Bon, là, je m’endors un peu. Besoin d’énergie. De manger.

Je n’ai pas mangé hier soir. Pas faim. Trop chaud. Fatiguée. J’ai déjeuné tard il faut dire aussi. Bref, ce matin je peux être affamée. J’ai de quoi être affamée.

Plus que quelques lignes… Ah… Les dernières lignes sont les plus difficiles… C’est toujours le plus difficile sur la fin, non ? Je m’assoupis. Dommage. Je voudrais bien être en forme, mais la chaleur me plombe. Ce n’est pas qu’il fasse déjà très chaud, il est encore tôt, mais ça s’annonce chaud pour aujourd’hui. Pas très motivant. Et pourtant. Allez, allez, La Petite Rosette, il est l’heure de petit-déjeuner ! Miam !

Douche cérébrale (84)

24 août

Pas facile de me réveiller ce matin. Couchée après minuit. Ah Mirabob. Voilà. J’ai fait rentrer et j’ai donné à manger à Mirabob. Qu’est-ce que j’écrivais ? Ah oui, que j’avais du mal à me lever quand je me suis couchée après minuit. Ben oui, je le sais. Alors ? Comment je me débrouille pour ne pas être au lit plus tôt ? C’est-à-dire que la soirée passe vite. Je vais écrire quelque chose que je n’ai pas envie d’écrire mais c’est ce qui vient : il faudrait que je me discipline un peu.

Oh la la, je suis plombée ce matin. Il y a la chaleur aussi. Il fait plus chaud et du coup la couette est de trop, enfin pas toute la nuit. C’est ça qui est pénible aussi : un coup j’ai chaud et je ne me couvre qu’avec le drap, un coup j’ai froid et je cherche la couette…

J’ai rêvé que les voisins comptaient déménager et que c’était la raison pour laquelle ils avaient tout refait dans leur maison. C’est papa qui me le disait. J’étais surprise et même déstabilisée à l’idée d’avoir de nouveaux voisins et je ne voulais pas le croire. Je venais de planter des pieds de tomates dans un support en bois. Au départ, ils étaient tous à la même hauteur, mais celui du milieu s’est trouvé plus haut finalement — ça ressemblait à un podium en fait — et la terre menaçait de tomber sur le plan d’à côté. Papa m’expliquait que ça tiendrait avec de l’électrostatique. Il y avait des branchements à faire. Il me disait aussi qu’il ne ferait pas ça chez lui. Ouaich, ouaich, ouaich. Quel drôle de rêve. Tordu même. Bref. Bref, bref, bref. Passons.

Le chat est là, dehors, sur une marche d’escalier. Il attend. Bon, ben, je vais lui donner à manger ? Je finis ma douche du cerveau d’abord. J’ai l’impression d’être coupée en deux entre une partie qui dit oui, et une autre qui non, une partie cœur ouvert et une partie attention fais gaffe, entre le cerveau droit et le cerveau gauche… Bouh ! Comment je me fluidifie ? Comment je réconcilie, j’accorde, mes différentes partie, mes différents côtés, mes différentes facettes ? Respire, Petite Rosette, respire. Ecoute ce que tu ressens, ce qui se passe en toi, en dedans. D’où me vient mon jugement ?

J’ai allumé la radio sur le troisième épisode des nouveaux féminismes. Je verrai plus tard pour l’introspection (une partie de moi à l’écoute de l’intérieur et une partie de moi branchée sur l’extérieur…). J’ai très envie d’écouter cette émission. Deux heures tous les matins. Eh oui, deux heures, ça peut sembler long, mais non en fait c’est essentiel, elle est passionnante cette émission.

Je vais préparer la marmelade. Question : je petit-déjeune avant ou après ? Pour le moment, je n’ai pas très faim. Je goûterais bien la confiture quand même… Ah, mon estomac se réveille. Difficile d’écrire, j’ai la tête branchée sur la radio. Témoignage d’une jeune femme qui explique sa prise de tête entre ce qu’elle ressent et ce qu’elle se dit. J’écoute. Je n’écris plus. Ah, faut pourtant que je termine. Certes, mais j’ai lâché là, je ne sais plus quoi écrire. J’arrête là ? Oh, il me reste trois ou quatre lignes… Je vais prendre mon petit déjeuner et je ferai la marmelade ensuite. Voilà. Et j’arrête là.

Douche cérébrale (83)

23 août

Ouf ! C’est dur ce matin… Mais je suis debout à l’écoute de l’émission sur les nouveaux féminismes sur France Culture. J’ai ouvert les yeux juste assez tôt. A peine avant d’entendre frapper à la porte et puis sonner. Je n’étais pas encore levée. Le temps d’enfiler mon peignoir, il n’y avait plus personne. Mais qui vient donc me déranger à neuf heures ? Je ne le saurai pas.

Donc, je suis fatiguée. J’a épluché, enfin, pelé, des pêches jusqu’à minuit et demie hier. Je ne pensais pas que ce serait si long. Je ne pensais pas non plus passer quatre heures sur l’étape 71 « Je dévoile mes besoins spirituels » . Oh la la ! Je m’étais donné la permission d’être synthétique dans ma prise de notes, je n’avais pas prévu de passer deux heures à faire le bilan des outils que j’utilise et des outils que je n’utilise pas. J’ai mis mon petit carnet à jour. Bref, je n’en pouvais plus à la fin, mais c’est fait. Je l’ai fait et bien fait.

Je me demande si la personne qui est passée ce matin ne serait pas le facteur… Je verrai tout à l’heure, si j’ai un mot dans la boîte aux lettres. Je dors à moitié, j’écoute France Culture… Dur, dur, la douche cérébrale. D’ailleurs, je ne sais pas trop quoi écrire. Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ?

Pour aujourd’hui, j’avais d’abord pensé hier aller à la déchèterie porter les herbes et branchages (en même temps je n’ai pas fini : je n’ai coupé que les marguerites devant, pas les fleurs derrière), après je me suis rappelé que j’allais m’occuper des pêches et que la première chose à faire serait la confiture. Avec les pêches qui restent, marmelade et clafoutis à suivre. Demain peut-être. Va falloir que j’aille faire des courses. Acheter des œufs. Et de la pâtée pour les chats. Ah, j’ai de la visite.

Voilà, j’ai donné à manger au chat. Euh, je vais devoir augmenter le  nombre de boîtes… Euh, je n’ai pas un budget vraiment extensible. D’ailleurs je viens de constater sur mon dernier relevé que j’avais dépensé plus que ce que j’avais gagné, à ce rythme, je vais finir par me retrouver à sec rapidement. Ça me saoule parce que je n’ai pas l’impression d’avoir dépensé beaucoup ce mois. Je n’ai pas gagné beaucoup non plus… Certes, je peux faire un virement d’un compte épargne à mon compte courant, mais bon, je l’ai déjà fait et je n’ai pas l’intention de le faire tous les mois. Là, y a les impôts à payer début septembre. Faut que je prenne rendez-vous à la banque pour suspendre les virements sur l’Assurance-Vie. Je me demande pourquoi j’ai une assurance-vie… C’est ma conseillère qui me l’avait conseillé. Aujourd’hui, je voudrais bien utiliser l’argent que je gagne plutôt que de le voir partir sur une assurance-vie (soixante euros c’est toujours ça). Il y a aussi le versement au WWF que je souhaiterais suspendre. Ce n’est pas une association si belle que ça. J’ai eu l’occasion de lire des articles critiques. D’un autre côté, j’aimerais bien aussi être plus détachée, avoir moins de besoins financiers. Mais là, je rêve pour le moment, entre les chats, les travaux que j’envisage… J’en ai besoin d’argent ! Bon, pour les travaux, j’accepte de me servir d’argent épargné. Par contre, pour les dépenses courantes, mon salaire devrait suffire. Y a un équilibre à trouver.

Douche cérébrale (82)

22 août

J’ai mis des chaussettes pour ne pas avoir froid aux pieds. Par contre ça fait plusieurs jours que j’ai froid aux mains. Je ne sais pas pourquoi. Le temps s’est rafraîchi même s’il fait soleil. Un petit air d’automne. Finalement, je crois que c’est le printemps ma saison préférée : au printemps les jours rallongent. En automne ils raccourcissent. Même si les couleurs automnales sont magnifiques, je préfère quand les jours sont plus longs.

J’ai donné à manger au chat qui vient squatter depuis quelque temps. Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Je ne vais pas l’adopter. Il doit bien être à quelqu’un ce chat. Je ne sais pas à qui. Il est de plus en plus souvent là. Je ne ressens pas pour lui l’élan que j’ai ressenti pour Yogeeti. Mais je ne vais pas le laisser sans manger… s’il a faim.

Aujourd’hui c’est mon premier jour de congé. Yeah ! Une semaine sans péage, c’est cool. Je vais commencer fort : tondre et faire le ménage, nouvelle étape de l’Académie de la vie en mouvement et préparation de confiture de pêches. Walter m’a réveillée à sept heures et quart, je devrais avoir le temps de tout faire. Par contre ma chronique de vendredi dernier… Demain c’est bien. Ça fera quinze jours. Il faudrait que je fasse un vidéoblog aussi pour la deuxième semaine du défi des 100 jours (dix jours en fait). A voir ce que j’ai à dire sur ces cinq derniers jours… Je ne vois pas bien là. Je me demande si les tomates vont avoir le temps de mûrir… Ah et j’y pense, les mirabelles ! Je me demande si c’est encore la saison des mirabelles… Je me demande si je vais faire de la confiture de mirabelle… Oh, oh… Besoin d’aller aux toilettes là tout de suite. Petite pause.

Ah voilà. Ça va mieux. Mes intestins sont soulagés.
J’ai juste chaud et je commence à avoir faim. Pourtant j’ai mangé hier en rentrant du boulot alors que je n’avais pas prévu de le faire : déjeuner à quatorze heures trente ; banane et galette énergétique au péage, je pensais que ce serait suffisant. Que nenni. Bon, j’ai plus grignoté que mangé à vrai dire : melon, galette de riz et biscuits au sésame. N’empêche, je trouve que j’ai pas mal d’appétit en ce moment. C’est l’hiver qui vient… Je me demande si je me fais un thé ou du lait ce matin. Le lait, même végétal, c’est plus consistant qu’une infusion. Du lait avec une larme de café ? Bof. Un chocolat ? Non plus. Mais du lait tout seul, au goût, c’est moyen, non ? Ben non, pas tant que ça. C’est l’idée que je m’en fais pour le petit-déjeuner.

Oh, il y a une mouche. Je croyais qu’elle était sortie tout à l’heure. Ben non.

Il y a une araignée dehors qui me fait un rideau en haut de la porte-fenêtre…
Ah, je vois la mouche sur la vitre. Je vais tâcher de la faire sortir. Quelle heure est-il ? Est-ce que je petit-déjeune tout de suite ? Non, je ne vais attaquer le ménage de si bonne heure. C’est trop tôt. Et si je me faisais un peu de reiki ? Pourquoi pas ? Je m’étais dit que je profiterais de ma semaine de congés pour m’y remettre. Faudrait que j’en fasse aux chats aussi. Oh, et puis il y a le festival Berlioz… Il avait l’air d’y avoir des concerts sympas. Faut que je regarde dans le programme. Mais bon. En même temps j’ai moyennement envie de bouger. Je préfère me reposer. Tranquille. La semaine sera cool…