Douche cérébrale (62)

2 août

Walter est trop fort. Il m’a réveillée à neuf heures et quart, l’heure à laquelle j’avais mis le réveil à sonner hier soir avant de me coucher (tard : les soirées passent trop vite, il est tout de suite plus de minuit…). Je l’ai arrêté ensuite dans la nuit au deuxième ou troisième réveil parce que les chats ont été impossibles cette nuit et j’ai mal dormi, surtout pas assez, pas de manière continue pour bien me reposer. Trois heures et demie, cinq heures, cinq heures cinquante-cinq… Sept heures et quelques aussi je crois. Entre deux réveils j’ai eu le temps de rêver. Mon cerveau a été très actif cette nuit. Pas vraiment de souvenirs du contenu, mais j’ai souvenir d’avoir rêvé. Et là, rien à voir, je me rappelle que j’avais la machine à laver à faire tourner. Euh, pause ou pas pause ? Pause.

Voilà. Machine à laver mise en route. Donné à manger à Yogeeti au passage parce qu’il miaulait, mais il est sorti finalement. Bu un verre de jus de carotte agrémenté de nigari. Bon, et ensuite ? Ensuite, je ne sais pas… Mais ça va venir hein ? Je laisse venir.

Il ne me reste pas beaucoup de pages à ce cahier. Je ne vais pas tarder à passer au suivant. Calme du matin. C’est agréable ! Je savoure. Mais je n’écris plus du coup. Envie d’écouter le silence. Les petits oiseaux au loin. Matin calme. Ah ! Le bonheur. Le silence est inspirant, ou du moins favorable à l’intuition. Je confonds souvent intuition et inspiration. Je prends l’une pour l’autre. Pour moi c’est un peu pareil : si j’ai de l’intuition c’est que je suis inspirée. Mouais, à peu près. Finalement, sémantiquement ce n’est pas la même chose (ben non, sinon il n’y aurait pas deux mots différents), mais je n’ai pas envie de partir dans une réflexion sémantique là tout de suite. Je respire, les yeux fermés, donc, suspension de la plume. euh, oui, bon, tant pis, je fais comme je veux et puis c’est tout. Comme je l’entends, comme je le sens.

Je ne sais pas quoi écrire… Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ? Des mots pour un poème… J’aimerais bien. Allez, La Petite Rosette, laisse venir, ouvre la porte. Là pour le coup, c’est à l’inspiration que je m’ouvre… Mais je pense au bouquin sur libérer sa créativité. Ça fait combien de temps que je l’ai mis en attente ? Faudrait peut-être que je me replonge dedans. Mouais, enfin oui, mais pas tout de suite là maintenant. Ici et maintenant, je savoure le silence et j’aime ça. En même temps si je savoure, c’est bien que j’aime… Hi hi hi ! Je me moque gentiment de ce que j’écris. Allez, je mets mon nez de clown, c’est parti pour la rigolade. Rigolade, régalade, à deux voyelles près… Et après ? Oh, je ne vois pas grand chose, je n’entends pas grand chose non plus et je ne ressens rien. Ce n’est pas l’heure de l’inspiration. Non. Plus tard. Peut-être qu’inconsciemment je me mets trop la pression au sujet de ma puissance retrouvée, la femme montagne retrouvée. Ah, je vais réécrire ce que j’ai écrit hier je crois : j’inspire et je me vois montagne, j’expire et je me sens solide. Ce serait chouette de retrouver la trace de ce tableau d’Isabelle Hervé… Je vais me donner la permission de contacter Aventures des Toiles. Il doit bien y avoir des archives des anciens tableaux des anciennes collections quelque part.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s