Douche cérébrale (74)

14 août

Bien. Par quoi je commence ? Aucune idée. Je ne sais pas quoi écrire. Il est trop tôt. A peine quatre heures. Rien dans la tête. Eh be… Non. Rien. rien du tout. Waouh ! Vide sidéral. Noir profond. Je n’ai rien à écrire. Rien. euh, qu’est-ce que je fais alors ? J’ai trois pages à écrire. Allo mon cerveau ? S’il te plait… Quelques connexions neuronales… Je ferme les yeux et je baille. Bon, ben, c’est pas gagné ce matin. Je dors. Ok, ok, mais sinon ? Rien. Je dors. Un rêve ? Comment ça un rêve ? Ben, c’est ce qui arrive quand on dort : un rêve… Ah. Ben là non. Noir. Noir sidéral. Rien. Que dalle. « Que tchi » . Rien. Rien de rien. Je ne vais pas y passer trois heures… D’abord, je n’ai pas le temps.

Je serais bien mieux dans mon lit en train de dormir. J’aurais pu dormir plus si je m’étais endormie rapidement d’ailleurs. Mais non. Une fois couchée, le sommeil s’est fait attendre. Attendre. Attendre. Tendre. Tendre la main. Tendre les bras. Dans le vide. Personne. Rien. Oh la la la la ! Et pendant ce temps-là l’heure tourne.

Si j’écrivais plus gros, je remplirais plus vite mes trois pages… Mais voilà. Fatiguée, j’écris petit. Où est Victor Hugo ? Il a de la puissance Victor Hugo. De l’énergie. J’ai lu un poème avant de dormir. Je sentais la force dans ses mots. Là, rien. Nada. Mirabob est derrière la porte-fenêtre de la cuisine… Pourquoi tu miaule, Mirabob ? Tu étais sur le lit en train de dormir quand je me suis levée, j’en déduis que tu es sorti depuis. Par la porte-fenêtre d’à côté, celle du salon. Alors pourquoi tu attends que je t’ouvre de ce côté ? Reviens par l’autre.
Il me regarde. Il attend.
Mirabob, je suis en train d’écrire. Ne me dérange pas s’il te plait. Non, je ne vais pas me lever, sachant que c’est ouvert à côté. Non mais, sérieux. Tu exagères. Faut que je finisse ma douche cérébrale sans y passer trois heures parce que je dois me préparer pour aller au boulot.
Cinq heures et demie. Grasse matinée ce matin. La semaine prochaine ce sera quatre heures et demie, mardi, vendredi et samedi. Euh, faut pas compter me rajouter un poste. A cet horaire-là ça suffit.

Qui j’entends maintenant ? Bagheera. Ben, elle est où ? Pas à côté de Mirabob. Devant ? Je l’ai fait sortir en me levant ? Je ne me rappelle pas avoir ouvert la porte… En tous cas, les chats, ça va bien là. foutez-moi la paix nom d’un chien ! Encore quelques lignes. Plus que quelques lignes. J’approche de la fin pour ce matin.

Qu’est-ce que c’est laborieux. Quelle heure il est là maintenant ? Quatre heure presque vingt à la pendule de la cafetière. Quatre heures et quart donc. Elle avance. Oh, ben ça va, je ne suis pas en retard. Pas encore. Je ne comprends pas les chats… Ah… Mirabob a peut-être compris… Non. J’ai cru le voir partir. Il est toujours derrière la porte-fenêtre de la cuisine. Bagheera garde celle du salon ou quoi ? Ah les chats ! Ce que vous savez être pénibles ! Je ne suis pas à votre disposition quoi que vous pensiez. Tout doucement, je m’approche de la fin de la page. Ah ! Ouf ! J’y arrive ! C’est l’exploit du jour ! Non, parce que vu comme je suis partie, c’était pas gagné !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s