Douche cérébrale (75)

15 août

Ce matin je pensais aller voir L. mais je me suis levée à onze heures… Dommage. Et là quand je pense à tout ce que j’aurais à faire, je me sens en colère parce que ça ne va pas être possible, je vais devoir faire des choix. Pffffff. Il n’y a pas assez d’heures dans une journée ! Ouaich, on peut voir ça comme ça, mais bon. C’est surtout une question d’organisation… Faudrait que je cuisine, je voudrais rendre visite à L., je voudrais commencer le module 7, je voulais ajouter des pages de péage. Il me semble que j’oublie quelque chose… Je ne sais plus. C’est pas grave, je m’en fous. Je me dis que ça va être difficile de me lever à deux heures quarante-cinq demain. Mais demain, c’est demain. Et si je lâchais le mental ? D’abord, ça lui ferait du bien. Parce qu’avec ces horaires farfelus, il est à l’envers et je crains le déclenchement d’une céphalée. Faudrait pas d’ordi aujourd’hui en fait, ou le minimum.

Je ne suis pas assez ancrée. Je ne suis pas assez présente. Je ne suis pas assez enracinée. Je ne suis pas assez là. Je navigue ailleurs, dans l’écriture, et c’est pour ça que tout ce qui relève du quotidien m’embête plutôt qu’autre chose. Comme le dit Jean-Jacques dans la première session de fin de module 6 : il est possible d’accepter de frustrer un besoin, un temps limité. Ok. Donc, qu’est-ce que je suis prête à accepter ? Je devrais accepter de frustrer mon besoin de progresser, d’avancer sur mon chemin de vie un jour ou deux pour satisfaire mon besoin relationnel, mais c’est pas gagné… Il est plus confortable pour moi de faire l’inverse… Non. Ah ! Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne veux rien lâcher en fait. Aïe, aïe, aïe ! Je me montre têtue et bornée. Si j’avais décidé plus tôt et noté des rendez-vous dans mon agenda, ce serait plus simple. Je suis loin de l’étape résoudre un conflit, non, une confrontation, avec autrui, j’en ai déjà à résoudre avec moi-même. Ouh ! La galère !

Bon, alors, quel programme pour aujourd’hui ? Cet après-midi ? J’appelle L. et je vais la voir, ensuite… C’est là que je n’arrive pas à choisir : cuisine ou étape 70. Ça dépend à quelle heure j’attaque en fait. Je crois que je suis en train de me prendre la tête à cause de demain matin : je me lève très tôt, il faut que je me couche de bonne heure, je n’ai le temps de rien faire aujourd’hui. En fait, je devrais directement retourner me coucher pour être sûre d’avoir assez dormi. Et si j’arrêtais de me prendre la tête ? Cool, La Petite Rosette, cool , respire. Rien de grave, changement, adaptation de programme, c’est tout. Ce n’est pas la mer à boire. Métaphoriquement, ça y ressemble. Je me sens prise dans les filets de Chronos. Oh la la. Et avec la chaleur du jour, je préfèrerais me tenir au frais. Cool, La Petite Rosette, cool. Tu ne vas pas te noyer dans un verre d’eau. Laisse couler. Ah oui, je préfère  cette image. C’est dingue ce sentiment de n’avoir le temps de rien faire, alors que concrètement, je ne fais pas grand chose. Ben non, je ne peux pas, je me sens bloquée. Être pour agir. N’oublie pas, La Petite Rosette. Ah, et me connecter à mon espace de silence intérieur pour faire taire le mental. Excuse-moi mental, mais c’est parce que tu t’agites. C’est super quand tu te concentres, quand tu es actif et fluide, mais ce matin ce n’est que de l’agitation. Calme. Cool.

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