Douche cérébrale (79)

19 août

Je baille. Mouais. Bon. D’accord. Pfff… Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ? Aucune idée. Je ne sais pas. Suis fatiguée. Normal. Il n’est même pas trois heures du mat’. C’est pas une heure pour être debout et pourtant je le suis et demain pareil. Voilà. C’est comme ça. J’ai vu la lune éclairer la nuit en ouvrant le volet. Elle est belle. Ben oui. Certes. Mais encore. Pfff.  Je ne sais pas quoi écrire. Il est trop tôt. Alors. Alors. Alors… Alors rien.

Je ne sais pas quoi écrire. Pourquoi écrire donc, au lever de si bonne heure ? Et si je n’écrivais pas ? Pas ce matin parce que j’ai commencé, mais demain ? Je n’écris pas. Je gagne une demi-heure de sommeil. Ça compte. Mais cette demi-heure d’écriture me réveille mine de rien. Elle active mes circuits neuronaux. Doucement mais sûrement. Pfff je résiste pour ne pas m’assoupir cela dit. Il faudrait que je bouge, que je gesticule, que je danse. A trois heures du matin ? Ben oui, à trois heures du matin.

Ne pas arrêter d’écrire… Ouaich, mais c’est dur. Envie d’une pause. Fermer les yeux quelques secondes. Je baille. Respirer en profondeur. A y est mes yeux se ferment. Plume suspendue. Purée, y a une mouche qui bourdonne. Chut la mouche ! Pose-toi et silence ! Silence. La pendule tic-taque drôlement fort.

Qu’est-ce que je pourrais bien écrire ? Je ne sais pas quoi écrire. Envie de dormir… Vivement midi et demie. Vivement la sieste du début d’après-midi. Oh, Bagheera ! Elle a voulu sortir quand je me suis levée, la voila qui veut rentrer. Et la mouche qui tourne. T’es pas fatiguée mouche ?
J’entends gratter… Non, je rêve. Yogeeti n’est pas à la cave.

Bagheera est montée sur la table. T’as faim minette ? J’entends la voix de mamie « la canette » , « la petite canette » … Ah. Allons donc. La petite canette… Une expression affective, je crois bien. J’entends juste l’expression, je ne vois pas le contexte. Juste mamie chez elle. Je cherche dans ma mémoire et je n’écris plus. C’est pas le but des trois pages du matin. Il faut écrire sans s’arrêter. Ouaich, sans aller ouvrir la porte à un chat qui voudrait rentrer ou sortir… Ouaich, ouaich, ouaich.
Soupir.
Soupir de fatigue.

A chaque fois que je tourne une page, j’ai un doute : est-ce qu’il n’y a qu’une page ? Est-ce que je suis vraiment sur le verso du recto ? Et je vérifie. TOC. Toc toc toc. J’ai commandé deux CD hier, en même temps que j’ai souscrit au DVD de René Zosso. Pas pu payer par carte par Internet parce que je n’avais pas donné mon nouveau numéro de portable à la banque et que je n’ai pas reçu le sms avec le code pour valider le paiement. Dommage. Enfin non, j’ai payé par voie plus lente : envoi de chèque par la poste. Je n’avais pas prévu de commander quoi que ce soit. C’est la courte vidéo du DVD partagée par E. qui m’a fait passer commande. Je n’avais pas prévu d’allumer l’ordi non plus hier, c’est la photo de l’escargot que j’ai prise (un escargot sous la pluie) que j’ai eu envie de partager sur Facebook qui me l’a fait allumer. Voilà. Je pourrais dire que je ne me connecte pas aujourd’hui sauf que j’ai une chronique à mettre en ligne. Mais comme elle n’est pas terminée, j’aurai peut-être à la mettre en ligne seulement demain. Tout dépend si je peux la terminer ce matin… Ou assez tôt cet après-midi.

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