Douche cérébrale (84)

24 août

Pas facile de me réveiller ce matin. Couchée après minuit. Ah Mirabob. Voilà. J’ai fait rentrer et j’ai donné à manger à Mirabob. Qu’est-ce que j’écrivais ? Ah oui, que j’avais du mal à me lever quand je me suis couchée après minuit. Ben oui, je le sais. Alors ? Comment je me débrouille pour ne pas être au lit plus tôt ? C’est-à-dire que la soirée passe vite. Je vais écrire quelque chose que je n’ai pas envie d’écrire mais c’est ce qui vient : il faudrait que je me discipline un peu.

Oh la la, je suis plombée ce matin. Il y a la chaleur aussi. Il fait plus chaud et du coup la couette est de trop, enfin pas toute la nuit. C’est ça qui est pénible aussi : un coup j’ai chaud et je ne me couvre qu’avec le drap, un coup j’ai froid et je cherche la couette…

J’ai rêvé que les voisins comptaient déménager et que c’était la raison pour laquelle ils avaient tout refait dans leur maison. C’est papa qui me le disait. J’étais surprise et même déstabilisée à l’idée d’avoir de nouveaux voisins et je ne voulais pas le croire. Je venais de planter des pieds de tomates dans un support en bois. Au départ, ils étaient tous à la même hauteur, mais celui du milieu s’est trouvé plus haut finalement — ça ressemblait à un podium en fait — et la terre menaçait de tomber sur le plan d’à côté. Papa m’expliquait que ça tiendrait avec de l’électrostatique. Il y avait des branchements à faire. Il me disait aussi qu’il ne ferait pas ça chez lui. Ouaich, ouaich, ouaich. Quel drôle de rêve. Tordu même. Bref. Bref, bref, bref. Passons.

Le chat est là, dehors, sur une marche d’escalier. Il attend. Bon, ben, je vais lui donner à manger ? Je finis ma douche du cerveau d’abord. J’ai l’impression d’être coupée en deux entre une partie qui dit oui, et une autre qui non, une partie cœur ouvert et une partie attention fais gaffe, entre le cerveau droit et le cerveau gauche… Bouh ! Comment je me fluidifie ? Comment je réconcilie, j’accorde, mes différentes partie, mes différents côtés, mes différentes facettes ? Respire, Petite Rosette, respire. Ecoute ce que tu ressens, ce qui se passe en toi, en dedans. D’où me vient mon jugement ?

J’ai allumé la radio sur le troisième épisode des nouveaux féminismes. Je verrai plus tard pour l’introspection (une partie de moi à l’écoute de l’intérieur et une partie de moi branchée sur l’extérieur…). J’ai très envie d’écouter cette émission. Deux heures tous les matins. Eh oui, deux heures, ça peut sembler long, mais non en fait c’est essentiel, elle est passionnante cette émission.

Je vais préparer la marmelade. Question : je petit-déjeune avant ou après ? Pour le moment, je n’ai pas très faim. Je goûterais bien la confiture quand même… Ah, mon estomac se réveille. Difficile d’écrire, j’ai la tête branchée sur la radio. Témoignage d’une jeune femme qui explique sa prise de tête entre ce qu’elle ressent et ce qu’elle se dit. J’écoute. Je n’écris plus. Ah, faut pourtant que je termine. Certes, mais j’ai lâché là, je ne sais plus quoi écrire. J’arrête là ? Oh, il me reste trois ou quatre lignes… Je vais prendre mon petit déjeuner et je ferai la marmelade ensuite. Voilà. Et j’arrête là.

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