Douche cérébrale (90)

30 août

Ah. Aujourd’hui je suis là, bien là. Pas perdue comme hier. Ça fait du bien d’être là. Pour autant, je ne sais pas quoi écrire. Je repense à M. aux deux chiens qui avait fait une si belle communication avec Yogeeti. Elle… Quoi ? Ah, je ne sais pas ce que je veux dire vraiment. Je recommence. Je la sens très seule, isolée. En retrait. Coupée des gens. Mais avec l’envie de s’ouvrir, d’être en relation avec d’autres personnes, avide même et en même temps, sur la réserve, timide. Sans oser prendre de la place. Effacée. Voilà. Je me reconnais un peu en elle. Et une fois que j’ai écrit ça, plus rien. Ah, je ne sais pas quoi écrire bon sang de bonsoir !

C’est nuageux ce matin. Il n’est pas prévu qu’il pleuve. Dommage, ça aurait fait du bien aux tomates et ça m’aurait évité d’arroser ce soir. Parce que là c’est trop tard à mon avis. Oh la la ! Je n’arrête pas de m’arracher les petits boutons que j’ai sur le bas du visage. C’est terrible !

Ça y est, me voilà rebranchée à l’Académie de la Vie en Mouvement. Je me demande quand sera la prochaine étape. Mais priorité à Walter qui veut rentrer. Voilà. Il mange. Je veille sur Walter. Depuis que j’ai entendu qu’il est là en mission pour moi, je suis plus attentive à lui. Donc, la prochaine étape… La dernière, enfin, les dernières c’était vendredi. La prochaine sera la semaine prochaine, vendredi en huit, pas avant dix jours donc, ah oui, c’est le week-end où je serai d’astreinte. Ça me laisse le temps d’intégrer les deux dernières étapes. Va falloir que je me remette dedans, je suis plutôt déconnectée avec l’impression que vendredi dernier c’était il y a longtemps. C’est très loin.

Qu’est-ce que je rature ce matin. Oui, je me donne la permission de raturer et de réécrire ce que je veux exprimer.
Je vérifie que je suis sur la deuxième page… Et là, me voilà repartie au stage de ce week-end. Je revois l’autre M., celle qui avait un tambour et qui manquait d’ancrage. Elle était à fond dans le spirituel, perdue là-haut, et complètement désincarnée. Euh, « complètement » c’est un peu fort. Pas du tout terre à terre par contre. C’est une partie qui lui manquait. Je me demande si repenser à elle, c’est aussi un message pour moi… Pourtant, je ne me sens pas autant désincarnée. Je veux bien reconnaître mon manque d’ancrage, parfois. je revois son regard triste et le regard tout aussi triste de son chien. Elle affirmait pourtant qu’elle était joyeuse. Elle ne voulait pas voir cette tristesse qu’elle portait en elle. C’est son chemin, c’est sa vie, mais qu’est-ce que j’aimerais qu’elle tienne compte de sa part de tristesse en elle, qu’elle l’accueille, qu’elle la mette à jour pour en prendre soin. Par moment, elle me faisait penser à S. dans ses attitudes. Est-ce que S. serait porteuse d’une tristesse aussi ? D’un fardeau, je dirais plutôt. Et le mien, il en est où ? Est-ce que j’ai toujours mes sangles ? Ah, je ne me vois pas là. Je suis pas sur le bon mode… Fermer les yeux, ressentir… Je crois bien être toujours sanglée, d’ailleurs, j’ai mal aux épaules… Je suis toute tendue. C’est le moment d’un rendez-vous pour un massage.

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