Douche cérébrale (94)

3 septembre

Le petit chat gris est revenu faire un tour hier soir. Qu’est-ce qu’il est mignon et drôle ce petit chat. Il s’est promené un moment dans le salon et puis il a disparu. Par contre, j’ai à peine aperçu Walter. Il n’a même pas mangé de croquettes. Je me demande où il a bien pu passer… Walter, ce n’est pas le petit chat qui te fait fuir quand même ? C’est un voisin. Et s’il n’a pas d’humain, eh bien je le proposerai à L. à son retour de rééducation. S’il n’habitait nulle part, il ne viendrait pas seulement le soir ? Il resterait dans le coin tout le temps, non ? Avant de décider de le proposer à L., je mettrai sa photo sur la boîte aux lettres des fois que quelqu’un le cherche. Mais je n’en suis pas là. Pour l’heure, j’ai vu Mirabob et Bagheera ce matin. Ni Yogeeti, ni Walter, mais Yogeeti était là hier soir lui. Je me demande si je pourrais entrer en communication avec Walter… Ce n’est pas l’idéal de commencer avec ses propres animaux, mais je voudrais lui expliquer qu’il n’a rien à craindre, que j’ai entendu le message : il est là chez lui et je ne vais pas faire venir d’autres chats — ni même d’autres animaux — sans son accord. Je n’ai pas l’intention d’accueillir tous les chats du voisinage. J’entends la voix de Brasses dans une version détournée d’une de ses chansons : tous les chats, tous les chats du village étaient là là là là là là là, étaient là là là là là là…

Ah, ça mange. Qui est là ? Le chat du voisinage, l’adulte. Dehors le chat, tu n’es pas chez toi. Je croyais qu’il avait compris lui. Ouaich, il a compris peut-être, mais il s’en fiche. La porte-fenêtre est ouverte, je fais comme chez moi…

J’ai un énorme bouton au-dessus du menton. J’ai cherché à le percer hier mais il n’est pas mûr. Qu’est-ce que ça me ferait plaisir de le vider. Faut que j’attende. Que je patiente.

Je voudrais bien que Walter soit là, à la maison, quelque part en train de dormir. Sur mon lit. Dans un coin. Pourquoi j’imagine qu’il est parti ? Il aime bien la voisine, il est peut-être seulement à côté. Ho’oponopono à l’attention de Walter ? Je t’envoie de l’amour mon gros. il n’est pas bête. Il sait. Il ressent. Il n’est pas loin. Bien sûr que ta place est ici Walter. Je suis perturbée, enfin non, ce n’est pas le mot juste… Je m’interroge sur cette histoire que je n’avais pas ma place quand j’étais petite… Oh panne d’encre !

Voilà, j’ai fait le plein.

Je commence à avoir faim alors que j’ai mangé tard hier soir. Est-ce que je mange avant l’arrivée d’I. ? Je ne pensais pas que j’aurais faim. Quelle heure est-il ? Huit heures moins le quart. J’ai le temps de manger un morceau. Une tartine. Avec un thé. Ou un café. Un thé. Bon. J’en étais toujours à Walter avant de passer à autre chose… Non, à quand j’étais petite. Ouaich. Je pense à Walter. Je ne sais pas si je dois m’inquiéter. Je pense que non, mais j’ai une partie inquiète malgré tout. Allez mon côté inquiet rassure-toi. Ne fabule pas. Ça ne sert à rien de fabuler. Ça fait partir loin pour rien. Je suis ici et maintenant dans la cuisine en train de prendre ma douche cérébrale. L’encre du stylo-plume s’imprime sur le papier (euh, on dit s’imprime ?). J’ai juste chaud. Je vais aller m’habiller plus. Je ne sais pas comment… Mes pantalons d’été sont soit au lavage, soit à repasser…

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