Douche cérébrale (95)

4 septembre

Le petit bouchon a passé la nuit à la maison. Ce matin il miaulait quand je me suis levée. J’ai cherché quoi lui donner à manger. De la pâtée au poisson. Il n’en a pas voulu. De la pâtée au poulet. Il n’en a pas voulu non plus. Du lait ? Végétal ? Du lait de soja. Ça ne lui a pas plu. En désespoir de cause je lui ai servi du gratin de courgette et il en a mangé ! Ouf. Il ne mourra pas de faim aujourd’hui. Il est tout maigre. Je doute qu’il ait un humain en fait. Il s’est approché de Mirabob qui lui a senti le museau puis s’est éloigné. Yogeeti l’évite. Pour l’heure Walter est en haut et Bagheera… Je ne sais où. Qu’est-ce que je vais faire de ce petit bouchon ? Pour le moment, le requinquer. Je me suis dit que je pourrais passer à Carrefour lui acheter une boîte adaptée, je veux dire de la pâtée pour chaton. Que je pourrais aller demander conseil à la clinique vétérinaire. Demain matin. Aujourd’hui, il y a le vide-maison. Y. est venu chercher les cartons que j’avais préparés hier. Faudrait que j’aille faire un tour avant de partir à Lyon pour la première journée du stage de René Zosso. J’ai encore des textes à imprimer et vérifier si S. m’a répondu pour savoir à quelle heure on part. Je me sens un peu perdue là. Je crois que c’est à cause du petit chat… Autant pour le gros qui vient faire son tour dehors, les choses sont claires : tu n’es pas chez toi et tu ne rentreras pas ; autant pour le petit bouchon, c’est plus délicat. Faut que je réussisse, euh, que je convoque une communication de famille avec mes autres, euh disons, avec la tribu ? Je ne me sens pas du tout à la hauteur. Je me dis que je ne vais pas y arriver. M’enfin, Petite Rosette ! Un peu de confiance. Ouvre ton cœur ma belle et laisse parler ton ressenti. Arrête un peu de mentaliser. Oui, M, relaxe, lâche un peu le contrôle. Ce n’est pas facile d’apprendre à faire confiance à la vie, à prendre les événements pour ce qu’ils sont, des expériences. Je voudrais que tout soit parfait et je bloque sur le moindre aléa. J’avais dit que je privilégiais Walter, que je n’accueillerais pas un autre chat et puis voilà un petit chaton chétif… Il ne va pas rester Walter. C’est juste le temps de le requinquer… Tu peux l’entendre ? Il n’est pas là pour empiéter sur ton territoire. Seulement le temps d’une convalescence. Tu comprends ? Il ne te fait pas craquer ce petit bouchon ? Moi, oui. Et j’ai envie de l’aider. Il est là sur une chaise de la cuisine. Il se repose. La machine a fini de tourner semble-t-il. Je vais aller sortir la couette et la faire repartir avec les draps. J’ai cru halluciner ce matin à quatre heures et demie quand Walter m’a réveillée pour sortir. Je trouvais qu’il y avait une odeur. C’était la couette en fait. Le coin était mouillé… J’ai tout mis à laver, changé les draps. Pas besoin de couette, j’avais un coup de chaud. C’est plus tard que j’ai eu froid. Je me suis relevée fermer la fenêtre et me couvrir d’un paréo. Bon, allez, c’est pas tout ça, mais l’heure tourne. Il est temps que je m’active, même si je me sens perdue. Un peu à l’ouest…

Je reconnais et j’accepte de me sentir perdue…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s