Douche cérébrale (98)

7 septembre

Bon, alors, Walter m’a réveillée à deux heures vingt. Je me suis demandé si ça valait le coup de me recoucher pour un quart d’heure. Oui. J’ai fait un micro-somme et rouvert les yeux deux minutes avant la sonnerie du réveil. Ouh ! C’est dur quand même de rester debout. J’ai très envie de retourner dormir.
On dirait que je me suis oubliée… Je vais me recoucher jusqu’à la sonnerie du téléphone.
Euh, c’est-à-dire que je ne vais pas oser. Déjà si je me réveille avant la sonnerie du réveil, c’est que je ne vais pas me rendormir.

Je dors debout.

Je me demande si le petit chat va se réveiller… Oh, mais je vais forcément le réveiller en allant chercher mes affaires… Pas cool ça.

La matinée risque d’être rude. Vivement midi et demie. Oui. Je ne suis pas partie que je souhaite être rentrée. Je n’ai pas envie de laisser le petit chat tout seul trop longtemps. Je ne compte pas le garder avec moi et pourtant, le temps qu’il est là, je veux être aux petits soins pour lui. Je ne veux pas qu’il se sente abandonné. Et je préfère être en compagnie de cette petite boule de poils que d’humains. Au point qu’hier soir j’étais pressée de rentrer et que j’ai dû passer pour quelqu’un de très sauvage ou de très fermé. Mais c’était ça en fait. J’étais incapable de m’approcher de qui que ce soit, d’entrer en relation avec autrui. Asociale. Ben oui. Je voulais rentrer. Tendue dedans, prête à faire la gueule à S. qui prenait le temps de saluer tout le monde. Oui, bon, ça va bien là, on y va maintenant. Peut-être qu’on aurait dû venir chacune de son côté et je serais déjà rentrée… Bref, je me suis sentie très mal en fin de journée, début de soirée. Ça m’a fait repenser à la fois où j’étais venue avec C. au dernier atelier de chant. Il y avait un pot à la fin, mais elle voulait rentrer de bonne heure. Hier, c’était moi qui voulais rentrer de bonne heure. Oui et alors ? Ben, ça m’a gêné d’imposer à S. de partir tôt, en même temps j’aurais voulu partir encore plus tôt. Franchement je ne comprenais pas son intérêt à discuter avec tout le monde, à tisser des liens, un réseau, comme elle dit. Je suis trop solitaire pour être dans cet état d’esprit ? C’est qu’en ce moment, en cette période de ma vie, je ne suis pas du tout dans cet état d’esprit. Je ne suis pas tournée vers l’extérieur. Je mène un travail intérieur.

A ce sujet, l’atelier de DG démarre le soir où j’ai un spectacle à la Maison de la Danse… C’est bête. J’attends mon planning pour voir si je peux y aller un autre soir et j’appellerai la Maison de la Danse pour savoir si c’est possible de changer de date. Et puis si ce n’est pas possible, tant pis, je commencerai l’atelier au numéro deux. Voilà. Rien de grave et pourtant ça m’énerve. Je préfère quand les choses roulent, quand tout se met en place harmonieusement.

Je suis dans une période de ma vie où ça accroche, où il faut faire des ajustements et je n’aime pas ça. Ça me dérange, ça m’embête. Ce n’est pourtant pas grand chose, mais quand même. Eh La Petite Rosette, prends ta vie, ton destin en main ! Ah ben oui, vu comme ça… Ok, d’ac ! Je prends ma place. Je ne suis pas disponible à tout bout de champ. (Elle est bizarre cette expression…) Je suis autrice et actrice de mon destin. Voilà. Hier, j’ai osé dire à S. que je souhaitais rentrer. Ben oui. Salut la compagnie !

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