Conte de Noël…

Il fait nuit, c’est l’hiver
Inventons quelques vers
Une légende, un conte de Noël
Une ode, un mythe universel
Une histoire extraordinaire
Avec l’art et la manière
Qui commencerait comme il se doit
Par la formule « il était une fois »

Il était une fois la fée Mélusine
Il était une fois sur une planète voisine
Il était une fois un rayon de soleil
Il était une fois à nulle autre pareille
Il était une fois dans un pré une ruche
Il était une fois un lapin en peluche
Il était une fois un très vieil escargot
Il était une fois une chouette indigo
Il était une fois une plume galactique
Il était une fois un pierrot mécanique
Il était une fois dans un bois un faune
il était une fois un peuple en gilets jaunes
Il était une fois une paire de souliers vernis
Il était une fois un dragon endormi
Il était une fois une bille en or
Il était une fois à Oulan Bator
Il était une fois une araignée farceuse
Il était une fois une montagne rêveuse
Il était une fois une puce acrobate
Il était une fois une grenouille astigmate
Il était une fois un chapeau biscornu
Il était une fois sur une terre inconnue
Il était une fois un frêle tapis volant
Il était une fois au cœur du vivant
Il était une fois une fabulette
Il était une fois La Petite Rosette
Il était une fois un timide point virgule
Il était une fois un conciliabule
Il était une fois un cheval d’arçon
Il était une fois un tiroir sans fond
Il était une fois une rivière enchantée
Il était une fois une horloge endiablée
Il était une fois au fond d’une caverne
Il était une fois le roi des balivernes
Il était une fois un bâton de parole
Il était une fois une folle farandole
Il était une fois un mot de travers
Il était une fois tralala lalère
Il était une fois un arbre facétieux
Il était une fois ou peut-être deux
Il était une fois… Abracadabra
Il était une fois : tadam ! Et cetera

Je me souviens d’un livre de légendes de Noël

Je me souviens d’un gros livre de contes et légendes de Noël que j’avais à lire à l’école primaire. Je ne me souviens plus si le choix venait de moi seule ou s’il m’avait été suggéré par l’institutrice… Car à dix ans, je me régalais surtout des histoires de Fantômette, mon héroïne préférée, au point d’en avoir écrit une aventure.

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Je me souviens de maman coiffant mes longs cheveux, dans la cuisine, le matin, avant de partir à l’école, moi plongée dans les premières pages du gros livre, une semaine après l’avoir emprunté. Finalement, j’y trouvais de l’intérêt, une fois passés la résistance par rapport au format beaucoup plus imposant qu’un livre de la Bibliothèque Rose, et les préjugés au sujet de l’histoire de la naissance du petit Jésus.

Je me souviens de mon indécision en classe : rendre le livre épais ou le conserver une semaine supplémentaire pour le lire vraiment ? Je me souviens du conflit intérieur entre une partie de moi curieuse de découvrir la suite de l’histoire que j’avais commencée et une autre rebutée par son thème religieux. Je me souviens du poids de ma partie attachée à son image de première de la classe.

Je me souviens avoir senti mes petits camarades impressionnés quand je me suis levée, livre en mains, pour le rendre à la maîtresse, sans rien dire, préférant, ainsi, laisser croire que j’avais pu lire, entièrement, en une semaine, Légendes et récits du temps de Noël. Je me souviens d’une certaine gêne, comme une sensation d’imposture.

Des idées, des brouillons et pas grand chose de plus

J’ai commencé cette chronique jeudi de la semaine dernière sous le titre : « Des idées, des brouillons et rien de plus » . Depuis Monsieur Orange est passé. La Livebox avait retrouvé sa synchronisation au début du week-end, après la fixation du rendez-vous au 39 00 pour ce matin, alors il a effectué une vérification et changé un vieux câble, ce qui m’a fait gagner cinq Giga je crois, mais je n’ai aucune idée de ce que cela représente. Quoi qu’il en soit, je me sens soulagée.

Donc.

Novembre est fini
Maintenant j’écris
Oui !
Je reprends le stylo
J’écris à nouveau
Yo !

Bon.
C’est vite dit…
Je ne peux pas écrire plus vite que la musique, d’autant moins sans air dans la tête.
Silence radio sous mon crâne.
Je me demande comment me brancher sur la bonne fréquence…
En me tenant plus droite ?

Sur le divan, un chat sur les genoux, la position est moins évidente à tenir qu’assise sur une chaise à la table de la cuisine comme c’était le cas lorsque j’ai entamé cette chronique pendant les quelques minutes que j’avais avant de partir travailler, transformant ainsi le temps d’avance en temps de retard, et me voilà, ensuite, à rouler jusqu’à la limite de la vitesse autorisée pour arriver juste, juste, sans les dix minutes d’avance règlementaires — que, du reste, je n’arrive jamais à atteindre. Bref.

Donc me tenir droite. Comme dans le refrain du Conseil aux jeunes filles :

Soutenez vous, tenez vous droites
Et ne vous laissez pas tomber

J’aime bien cette chanson entraînante issue de collectages. Pour en savoir plus au sujet de la chanson de tradition populaire en français : des articles, des ressources, des réflexions, sur le site de la compagnie Beline.

Non, je ne compte pas me laisser tomber. Ni mon blog non plus d’ailleurs, même si je ne tiens plus de calendrier de mise en ligne.

Au début, c’était tous les dix jours. Depuis l’année dernière, il y a des défis de publications quotidiennes. Depuis le dernier qui s’est terminé à la rentrée, je rame quelque peu.

La vie est une question de priorités, alors quel choix je fais ?

En voilà une bonne question ! J’aime bien me laisser porter, mais là je dois reconnaître que dans ma tête c’est comme des œufs battus dans une poêle : brouillé. Remarque au passage : il n’y a plus les papous et leurs joyeux jeux littéraires sur France Culture depuis septembre.

« Il ne faut pas attendre l’inspiration, mais la pourchasser avec un gourdin » a dit Jack London, et Peter De Vries : « j’écris lorsque je suis inspiré et je m’arrange pour avoir de l’inspiration chaque matin à neuf heures » . Citations livrées par Marianne Jaeglé dans une vidéo sur l’inspiration. J’aime bien aussi la phrase de Jules Renard : « L’inspiration, ce n’est peut-être que la joie d’écrire. Elle ne la précède pas. »

Voilà. Je reprends ce que j’écrivais hier dans un nouvel état d’esprit, avec une joie retrouvée.

Du coup la suite s’articule mal, alors je transforme…

Ces derniers temps, je ne faisais que noter des pistes dans mon cahier, pour plus tard, sauf que plus tard, les pages sont tournées et la vibration a changé… Il n’en demeure pas moins des graines plantées. Ça m’évoque une phrase… Une phrase de… Une phrase d’Isabelle Padovani : « Quand tu n’as pas les moyens de danser avec l’autre, autorise-toi à marcher vers toi… » Le lien peut sembler ténu. D’ailleurs, je le cherche et il m’échappe. J’arrête d’intellectualiser.

Et donc, je décide de m’installer régulièrement à une table et de tirer un fil. Sous le coude, j’ai potentiellement une histoire de fraise euphorisante, une lettre à adresser à un chorégraphe dont j’ai rêvé, une expérience de vie quotidienne…

Quand est-ce que je me programme une prochaine séance d’écriture ?