Le mot du jour : cheveu

On zézaye quand on en a un sur la langue
Y en a qui s’évertuent à vouloir les couper en quatre
Il est mal à propos dans la soupe
Un chauve n’en a aucun et Mathieu un seul

Je ne savais pas que la chanson était de Polnareff. Je me souviens d’un camarade de lycée chevelu qui la chantait.

Je me souviens d’une photo de mon frère dans la cour de la maison. Il ne devait pas avoir deux ans. C’était une photo pour immortaliser ses belles boucles avant de les lui couper.

Je me souviens de l’instant précis où j’ai pris la décision de ne plus me faire teindre les cheveux. J’étais dans la salle de bain et je me suis posé la bonne question : est-il plus rebelle de se faire teindre les cheveux en rouge ou d’assumer ses cheveux blancs ?

Je me souviens de vers :
Cheveux au vent
Tambour battant…
Un rapide tour sur la toile m’en fait retrouver la source : un poème de Maurice Carême

A la rencontre du printemps

Cheveux au vent,
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Des arbres, des toits, des auvents.
Il pleut des milliers d’hirondelles.
Le soleil verse sur les champs,
De pleins paniers de fleurs nouvelles.

Cheveux au vent,
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Prenons nos trompettes gaiement
Et sonnons la mort de l’hiver.
La terre est comme un agneau blanc
Dans les bras nus de l’univers.

Cheveux au vent,
Tambour battant,
Allons-nous-en,
A la rencontre du printemps.

Maurice Carême

 

 

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