Le mot du jour : funambule

Je m’en viens sur la pointe des pieds vous conter une histoire. Une histoire de pied… Ah bah non, ça va faire redite avec la chronique d’il y a cinq mois : De la tête aux pieds. Ah… Flute ! Je renfile les chaussettes vu comme il fait froid, d’ailleurs, il a neigé tout à l’heure. C’est incroyable compte-tenu des températures de ces derniers jours, pour ne pas dire des semaines passées. Comme le dit le dicton : « Noël au balcon, Pâques aux tisons » . Bref. Passons.

Passons de quatre à neuf lettres. Passons de la lettre P à la lettre F. Passons de pied à funambule, mot aérien qui rime avec bulle. Je m’émerveille de l’image de la funambule en équilibre sur son fil, fragile et gracile.

Dans ma bulle
Je me rêve funambule

Il y a de la magie, je voulais écrire poésie… Il y a de la magie, donc, et de la poésie aussi dans ce mot emprunté au latin funambulus, composé de funis « corde » et ambulare « marcher » .

Il faut être sacrément habile
Pour danser sur un fil

Funambule m’évoque une chanson de Sol en Cirque, le cinquième album publié en faveur de l’association Sol En Si (Solidarité Enfants Sida). De Maurane, je crois. Non, il s’agit de Maxime Le Forectier en fait…

J’ai un peu mélangé le funambule et la contorsionniste… Maurane chante La tordue.

EtQueLeVaste_McCann

Funambule me rappelle aussi un roman de Calum Mc Cann dont la lecture m’a donné envie d’aller à New York si jamais l’occasion se présentait : Et que le vaste monde poursuive sa course folle.

Près de dix ans plus tard, l’envie s’est quelque peu estompée.

ClownFunambule

 

Funambule me fait aussi penser à un photomontage de clown sur un fil… Une image trouvée sur internet mais dont je serais incapable de citer la source aujourd’hui.

Tant pis, je la partage malgré tout.

 

Sans perdre l’équilibre
Avec ce qu’il faut d’assurance
Sur le bord du trottoir, j’avance
Funambule de petit calibre

Suivant le fil, je suis arrivée à la citation d’un auteur que je ne connais pas encore, Maxence Fermine, un extrait de son premier roman sorti en 1999 (c’est-à-dire il y a vingt ans), Neige, partagé sur Babelio.

En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe.

Maxence Fermine, Neige, 1999

Compte-tenu de ce que je viens de lire au sujet de ce livre, qui synthétise si bien cette journée,  ici (pour une critique) et (pour découvrir un patient qui arrive toujours en avance à une rendez-vous médical pour avoir le temps de lire), je ne vais certainement pas en rester à un extrait. Je me demande si je peux le trouver quelque part dès demain ou si je dois le commander…

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