Le mot du jour : capsule

Il y a quelques temps de cela, j’ai entendu parler avec intérêt et curiosité de capsule de temps. C’était peut-être dans La Grande Table des Idées du 3 janvier, Comment préserver la mémoire du futur ?  à laquelle participait Xavier Boissel, auteur d’un essai à propos de cet objet.

Une capsule du temps est une petite boite (ou un grand coffre) scellée et enterrée (ou envoyée dans l’espace) à destination des générations futures, une petite boite contenant des objets et des messages représentatifs d’une époque, du moins pour la personne qui l’a fabriquée. On trouve facilement sur Internet comment en créer une (par exemple ici), il est même possible d’en acheter.

Avec en tête « quelle histoire aimeriez-vous raconter à la personne qui va découvrir votre capsule temporelle ? » , je me suis dit que l’objet fournirait un bon thème d’écriture. Je l’ai ressorti en prévision d’un atelier. En attendant de passer de l’idée à la réalisation, j’ai ouvert mon Robert historique pour découvrir d’où venait le mot capsule : emprunté au latin capsula « petit coffre » le mot est employé spécialement en anatomie à l’époque médiéval (1110-1120). Capsula est le diminutif de capsa « boite, caisse » .

J’ai été assez ébahie par la polysémie du mot : de l’anatomique capsule articulaire — que j’ai découverte par le biais de la dénomination de son inflammation la capsulite —, à la technique capsule fulminante (détonateur), en passant par la capsule d’iris de la botanique, la capsule microphonique de la radio, le médicament en capsules de la chimie, la capsule spatiale, le sens courant de capsule de bouteille, mine de rien, capsule est employé dans nombre de domaines, divers et variés. La définition du Dictionnaire culturel en langue française me fait donner une nouvelle dimension à la capsule temporelle : entre le boite bleue qui permet à Doctor Who de voyager dans l’espace et le temps et l’enveloppe cachetée contenant la lettre que l’on écrit à soi-même fin décembre pour l’ouvrir un an après. J’extrapole, j’imagine, je rêve même. Ça part dans tous les sens : j’ai, à l’heure actuelle, trop de pistes dans la tête pour pouvoir écrire une histoire.

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