Le mot du jour : girafe

GIRAFE
Nom féminin est un emprunt (1298) à l’italien giraffa (2e moitié XIIIe siècle), lui-même emprunté à l’arabe zarafa qui était passé à l’ancien français sous les formes giras (milieu XIIIe siècle) et orafle (fin XIIIe).

Dictionnaire historique de la langue française
Le Robert

J’avais entendu que la girafe était l’animal terrestre qui avait le cœur le plus gros. Marshall Rosenberg l’a choisie comme personnage pour représenter le processus de Communication Non Violente (CNV). Là où le chacal — qui représente notre mode de fonctionnement habituel acquis depuis l’enfance — juge, évalue et rue dans les brancards, la girafe observe, écoute et exprime des sentiments et des besoins sans en rendre l’autre responsable. Il s’agit d’une langue à part à propos de laquelle Marshall Rosenberg a dit : « La langue girafe n’est pas une langue, elle n’est pas affaire de mots ; c’est une attitude qui nous permet de rejoindre un flot d’énergie à partir duquel il est possible de donner du plus profond de son cœur. »

Isabelle Padovani explique dans un Memento de la Communication NonViolente® accessible gratuitement sur son site que « pratiquer la CNV, c’est retrouver l’endroit en moi où j’ai le pouvoir de me rendre la vie belle. »

Non violence ne veut pas dire passivité, ni mollesse. La première vidéo que j’ai due voir au sujet de la CNV c’est celle-ci :

C’est le titre, Communication NonViolente : la girafe a des couilles !, qui m’avait interpellée. Après, j’en ai regardé beaucoup d’autres. J’ai aussi eu l’occasion d’assister à la rencontre Au Cœur du Vivant à Lyon, en 2017, qui a commencé par ce coming out d’Isabelle : Je ne suis pas une girafe !

Dans la conférence que j’ai écoutée ce soir, Muscler ses oreilles girafe, Isabelle Padovani évoque aussi le cou de l’animal pour dire qu’il ne lui sert pas à prendre de la hauteur, mais bien plus à plonger, en profondeur, à l’intérieur de soi. C’est ce qui me parle dans la CNV : plonger en soi et aller à la rencontre de ses multiples aspects intérieurs (ce qu’elle appelle les MAI). Toutes ces parts qui nous composent et que nous avons tendance, la plupart du temps, à négliger. C’est en apprenant à les accueillir qu’on gagne en sérénité. Il faudrait que j’interroge celle qui rechigne à s’entraîner, à faire des exercices quotidiens…

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