Visite matinale à la clinique vétérinaire

Ce matin, je me suis levée tôt pour aller chez le véto…

J’avais pris rendez-vous d’assez bonne heure, avant la chaleur, pour le rappel des vaccins de Beline. D’habitude, ça ne l’empêche pas de dormir encore, ma petite minette toute noire, quand je me lève. Pourtant, ce matin, elle a été debout avant moi. Elle m’a précédée dans les escaliers, je l’ai vue filer dans le salon puis dehors par la porte-fenêtre entrouverte. J’ai craint qu’elle ne revienne pas à temps pour son rendez-vous… J’ai même pensé que ça allait être foutu, que j’allais devoir appeler la clinique vétérinaire pour reporter le rendez-vous et puis, à neuf heures moins vingt, alors que je me demandais sur les dernières lignes de mes trois pages matinales où elle avait bien pu passer, la voilà qui réapparait ! Ah ! Je lui ai donné de la pâtée, j’ai fermé portes et fenêtres, enfilé un pantacourt et un tee shirt sans manches, suis descendue à la cave chercher le panier de transport ; j’ai retrouvé Beline à l’étage, l’ai attrapée — ainsi que son carnet de vaccination dans une tiroir du bureau au passage —, l’ai installée contre son gré dans le panier et nous voilà parties. Ouf !

A neuf heures cinq, j’étais dans la salle d’attente de la clinique vétérinaire, Beline sur les genoux, recroquevillée au fond de sa boite. Il nous a fallu patienter quelques minutes avant d’être reçues dans la salle de consultation. Celle sur la gauche.

Pensée pour Bob Caramel que j’ai tenu dans mes bras, dans cette même pièce, endormi pour toujours, il y a à peine plus d’un an.

La vétérinaire s’est montrée particulièrement pédagogue à l’attention d’une étudiante en cours de formation. J’ai profité avec grand intérêt de la leçon. J’ai appris que l’iris des chats évolue avec l’âge et qu’on peut savoir que Beline a plus de dix ans en regardant ses yeux. J’ai appris — alors que je croyais que Beline était un petit gabarit — qu’elle avait un poids tout à fait normal pour une chatte avec ses trois kilos cinq. J’ai appris que la vétérinaire utilise une première aiguille pour piquer les flacons de produits et remplir la seringue puis une deuxième plus fine pour piquer l’animal. J’ai appris que Beline avait une belle dentition, mais une gingivite qui se soignerait d’autant mieux que le tartre serait enlevé et j’ai vu la vétérinaire ôter la petite plaque d’un coup d’ongle bien ajusté. J’ai été bluffée.

De retour à la voiture, j’ai promis à Beline qui miaulait dans son panier de transport de la libérer dès l’entrée du lotissement franchie. Je repensais à son premier voyage en voiture le jour où j’étais allée la chercher chez une amie : enfermée dans un carton, la pauvre !

J’ai fini le trajet en le tenant d’une main. Elle a été soulagée de retrouver le sol de la maison. J’ai apprécié de me mettre à table pour petit-déjeuner.

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