Entre veille et sommeil

Assise sur la terrasse, je laisse mon esprit divaguer au fil des pensées qui pourraient le traverser. Qui pourraient, oui, mais, elles se font plutôt rares et il serait sans doute plus exact de dire que je laisse mon esprit somnoler.

— A quoi tu penses ?

— A rien

— Impossible ! Ce n’est pas possible de ne penser à rien !

A cet instant précis, je pense pouvoir affirmer que si.

Je suis à l’affût — sans être sur le qui-vive — d’un sujet de chronique, mais, là, franchement, je ne vois rien venir : mes neurones sont englués dans les filets du marchand de sable. Il serait sans doute plus sage que j’aille me coucher, mais comme l’a dit Emil Cioran cité par Fabrice Midal dans ses trois minutes de philosophie du jour : « il faut prendre exemple non sur les sages, mais sur les enfants » . Bon, j’extrapole largement parce qu’il était plus question d’expression d’émotion que de résistance au sommeil et j’en perds le fil de ce que j’avais écrit sur ma page…

Donc, je rechigne à aller me coucher. Il fait encore jour et je me sens bien dehors. Je veux profiter de la douceur de la soirée, encore, malgré l’accumulation de fatigue, de manque de sommeil, parce que c’est tous les soirs que je repousse l’heure de me mettre au lit pour respirer la fraicheur, quelle que soir l’heure à laquelle commence ma journée le lendemain, quitte à faire une sieste ensuite, dans l’après-midi. Ce que j’ai fait aujourd’hui.

Je serais sans doute plus à mon aise dans un hamac qu’assise sur une chaise en fer, ou une marche en béton (j’ai changé de place en cours de route). Je pourrai monter celui qui es rangé quelque part à la cave demain.

L’heure divine entre chien et loup.

Je me demande combien de temps je vais encore pouvoir écrire…

Je me demande si j’ai assez d’énergie pour me mouvoir jusqu’à mon lit…

Je me demande comment décrire mon état… ensommeillé et agréable à la fois, suspendu, moelleux…

Je me demande à quel degré cette description a un pouvoir soporifique…

Je me demande où je vais trouver l’énergie de mettre en ligne ce billet…

Une petite chanson et au lit…

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