Affranchissement

Ce matin, j’ai enfin terminé la préparation d’un envoi pour la Belgique. Plus que d’un courrier, il s’agit d’une lettre-objet dont le contenant — choix de l’enveloppe, habillage (né cette nuit) — a nécessité un soin particulier puisqu’il compte autant que le contenu.

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Mots en croix sur l’enveloppe

J’ai donc pu me rendre, enfin, à la poste pour la touche finale : l’affranchissement.

J’ai précisé à l’agente, venue à ma rencontre pour s’enquérir de mon besoin — « un affranchissement pour la Belgique » — et me diriger vers la machine, « un joli timbre » . elle m’a proposé un lot en libre-service que j’ai poliment refusé : j’avais besoin d’un seul timbre. Ce n’est pas tous les jours que j’envoie un courrier au plat pays. Peut-être que j’en aurai à nouveau l’occasion, sans doute même, mais je ne sais pas quand.

L’agente m’a donc délivré un timbre contre un euro trente, soit presque dix francs pour une lettre à destination de la Belgique ! Un euro trente, en pièces parce que je n’envisageais pas de sortir ma carte bleue que je ne considère pas comme un porte-monnaie électronique (d’ailleurs j’ai fait enlever la fonction sans contact lors du dernier renouvellement). J’ai eu l’impression que cet achat, tellement banal il y a seulement quelques années, avait quelque chose d’incongru aujourd’hui.

190706_Enveloppe1J’ai humecté le précieux timbre pour le coller sur l’enveloppe. Une fois. Deux fois… Mais constatant qu’il ne tenait pas bien fixé et que l’agente était déjà occupée avec une autre personne, j’ai préféré ramener l’enveloppe à la maison pour mettre un point de colle. La lettre partira lundi et puis voilà !

N’empêche, un euro trente pour un timbre qui ne colle pas, ce n’est pas très sérieux. La qualité se perd… « La Poste ce n’est plus ce que c’était » avais-je rétorqué à une agente de la Poste en période de fêtes de fin d’année, alors qu’elle me proposait une assurance pour l’envoi d’un colis afin d’être remboursée en cas de perte. Elle n’avait pas apprécié. Mais moi, je n’apprécie pas qu’on joue sur la peur pour inciter les gens à payer un prix plus élevé au nom d’un risque que j’imagine, somme toute, relatif, parce que c’est quand même sa fonction première à la Poste d’acheminer lettres et colis.

Je me rappelle d’un morceau de carton envoyé en guise de carte postale à mon frère par des amis en vacances et d’un bout de bois affranchi arrivé à destination. Je me demande si ce serait encore possible aujourd’hui… Quoi qu’il en soit, on gagnerait en légèreté et en liberté en s’affranchissant des normes et des peurs.

 

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