L’enfant de la nature

On pouvait l’entendre de l’auberge. Un léger bruit, non, un bruissement plutôt qui venait chatouiller les tympans. Le bruissement d’un monde inconnu pouvant venir du ciel ou des entrailles de la Terre. Qui sait ?

Elle peut-être ?

Elle était du genre silencieuse. Sans faire un bruit, elle glissait d’un lieu à l’autre, disparaissait de la cour pour réapparaitre dans le jardin. Et là, elle dansait, des plumes volantes dans les cheveux. Elle avait une figure de pirate tatouée sur l’épaule droite. Ses mouvements faisaient vibrer les fleurs du jardin. La luminosité particulière du crépuscule enveloppait la scène. Ah, que la nature est une belle dame ! Gracieuse et sans voile.

A toute heure de la journée, de l’aube au crépuscule, à pas de velours, l’ingénue venait à la rencontre de quiconque croisait sa route, une fleur à la main. Les masques arrachés par la vapeur parfumée fondaient alors à jamais.

Elle sortait ainsi chaque jour de son cocon de velours pour goûter la liberté au grand air. S’émerveillant de tout, ses sensations à chaque fois renouvelées, son cœur de pirate dansait dans sa poitrine. Et quand la brise du soir venait caresser ses joues pouponnes, un sourire illuminait son visage. On pouvait voir pétiller toutes les étoiles de l’univers dans les yeux de cet enfant de la nature.

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