Interview d’une blogueuse, Sandrine, La plume d’Isandre

Deuxième interview dans le cadre d’un thème d’août proposé par le rendez-vous des blogueurs. Cette fois, c’est Sandrine, qui m’a fait découvrir le Rendez-vous des blogueurs, qui s’est prêté au jeu. Merci à toi, chère Sandrine.

Nous nous sommes rencontrées, virtuellement, sur un atelier d’écriture il y a des années de cela. Aujourd’hui, Sandrine est l’autrice de La Plume d’Isandre.

Depuis quand blogues-tu ?

Décembre 2015 pour la Plume d’Isandre, j’avais fait une première tentative quelques années avant (ça s’appelait Sandrine, Isandre et les mots).

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de bloguer ?

L’enthousiasme des blogueurs autrichiens que j’ai rencontrés à Vienne.

Tu te définirais comme quel genre de blogueuse ?

Enthousiaste (parfois un peu trop…) passionnée et pourtant pleine de doutes. Bienveillante, j’espère, j’essaye.

Une phrase qui te ravit ?

Je viens de découvrir cette citation de Roger Martin du Gard : l’existence est un combat, la vie est une victoire qui dure. La deuxième partie de cette phrase m’encourage énormément.

Quelles sont pour toi les vacances idéales ?

Avec mon mari et mes enfants, au bord d’un lac où on peut se baigner, une magnifique vue sur les montagnes autour du lac, et un château à visiter ou admirer. Et nous avons l’immense chance d’avoir tout cela pas très loin.

Crédits photo : La Plume d’Isandre

Avec quoi fais-tu rimer le mois d’août ?

La fête nationale suisse le 1e août, l’anniversaire de ma mère le 4 août, la fête du 15 août qui annonce aussi la fin des fortes chaleurs dans notre région, donc un soulagement.

Que vois-tu par la fenêtre ?

J’ai écrit un article avec ce que j’avais pu voir par des fenêtres il y a quelques temps, (j’en ai croisé d’autres depuis). Ces derniers jours, j’ai eu une fenêtre sur la grande route d’Interlaken, une sur un parc de jeux en Suisse et aujourd’hui je pourrais apercevoir le Jura en me penchant un peu mais elle n’est pas ouverte à cause de la canicule.

Un air dans la tête pour la journée ?

What about us, Pink.

Le téléphone sonne : qui t’appelle ?

De grandes chances que ce soit un démarcheur. Ça peut tout de même être ma mère, une amie qui n’aime pas les mails ou un ouvrier qui doit intervenir chez nous, dans cet ordre. Mais certains jours, à cause de traitements médicaux, je n’arrive pas à parler au téléphone et tous mes amis savent que l’écrit m’est plus facile. Il m’arrive quand même de discuter en vidéo sur Messenger et Zoom.

A quoi rêvais-tu enfant ?

De devenir écrivain.

Quel était ton héros ou ton héroïne quand tu étais petite ?

Albator, Goldorak et… Heidi. Je ne savais pas que je vivrais un jour dans son pays et comprendrais beaucoup mieux sa passion des montagnes et le sentiment de manque quand on ne les voit pas. Mais pas le dessin animé, les livres (il y a eu toute une série déclinée après le succès de Johanna Spiry).

Y a-t-il une langue que tu aimerais apprendre ?

La langue des signes. Je trouve que c’est une honte que son apprentissage ne soit pas encore courant dans toutes els écoles.

Où t’imagines-tu dans un an pile ?

Soit en Suisse au bord d’un lac, soit en Provence chez mes parents, soit en voyage avec mon mari. On va dire que je m’imagine guérie de la vilaine maladie qui me pourrit la vie trop souvent, sinon ça pourrait aussi être une journée alitée dans ma chambre. J’espère qu’il fera moins chaud (mais si on change rien, il n’y a malheureusement pas de raison).

A quelle question souhaiterais-tu obtenir une réponse ?

Qu’est-ce que je peux faire pour que ça aille mieux ? Qu’est-ce qui est dans mes faibles capacités et ne fera pas plus de mal que de bien ? (Du privé à l’universel). As-tu la réponse 🙂 ?
J’aimerais pouvoir répondre : parfois il ne faut rien faire, seulement être et ouvrir son cœur à ce qui est là, accueillir. Mais, étant donné la colère que m’a inspiré le mal de tête qui m’a pourri la journée, autant te dire que je n’ai pas de réponse.

Quel surnom pourrais-tu te donner ?

Isandre 🙂

Une image, un mot, sur quoi as-tu envie de clore cette interview ?

Merci beaucoup Yvanne pour ces questions sympathiques. Je suis vraiment heureuse d’avoir l’occasion de collaborer à nouveau avec toi (Yvanne et moi même avons participé avec d’autres amis à des recueils collectifs de poèmes et nouvelles).

Merveilleux souvenir… Merci Sandrine.

Interview d’une blogueuse : Isabelle, jardinière ordinaire extra

Quand j’ai vu les thèmes proposés pour ce mois d’août sur le groupe Le rendez-vous des blogueurs, je me suis dit : et pourquoi ne pas endosser le rôle de l’intervieweuse ? L’idée m’a séduite et j’ai trouvé que le mot interview s’associait joliment avec saugrenue ou incongrue. Par contre, une fois écrites, je me suis demandé si mes questions l’étaient vraiment, saugrenues ou incongrues… Le défi étant lancé, deux blogueuses ont accepté de jouer le jeu. Voici la première interview.

Il s’agit de celle d’Isabelle, autrice du blog Les chroniques d’une jardinière ordinaire. Je la remercie chaleureusement.

IsabelleJardinière
Crédits photo : Les chroniques d’une jardinière ordinaire

Depuis quand blogues-tu ?

Depuis deux ans et demi.

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de bloguer ?

J’adore écrire depuis toujours ; comme je suis passionnée par les plantes et le jardinage, j’ai eu l’idée de partager mes connaissances et mes aventures de jardinière amateure sur le web.

Tu te définirais comme quel genre de blogueuse ?

Je crois être une blogueuse assez rigoureuse ; je vérifie soigneusement les informations que je transmets et je me fais un point d’honneur à publier selon un horaire régulier, soit le lundi et le jeudi. C’est pourquoi j’ai toujours des textes préparés à l’avance ; ainsi, je ne suis pas prise au dépourvu.

Une phrase qui te ravit ?

Il s’agit des paroles d’une chanson : « You life is a canevas, the colors are you » (La vie est une toile, tu en es les couleurs). Je trouve ça inspirant…

Quelles sont pour toi les vacances idéales ?

Un séjour dans un petit village, au bord de la mer : farniente, fruits de mer frais à profusion, balade sur la plage, avec le cri des mouettes et le bruit des vagues en fond sonore…

Avec quoi fais-tu rimer le mois d’août ?

Hummm… Avec « doux » . Parce que le mois d’août évoque pour moi les soirées douces (et non étouffantes !) de l’été qui tire lentement à sa fin, les nuages en boules d’ouate et la caresse d’un vent léger sur mon visage.

Que vois-tu par la fenêtre ?

Mon jardin tout en fleurs.

Un air dans la tête pour la journée ?

Le jingle d’une chaîne de restos qui s’appelle Barbie’s Resto-Bar Grill ! Chaque fois que je l’entends, je n’arrive plus à me le sortir de la tête.

Le téléphone sonne : qui t’appelle ?

Probablement ma mère.

A quoi rêvais-tu enfant ?

D’être enfant unique… Je devais tout partager avec ma sœur, c’était parfois lourd. Et mon petit frère était une vraie peste !

Quel était ton héros ou ton héroïne quand tu étais petite ?

Actarus, le vaillant pilote de Goldorak ! Ah, et le capitaine Kirk aussi.

Y a-t-il une langue que tu aimerais apprendre ?

L’espagnol. J’en connais quelques rudiments mais j’aimerais le parler couramment.

Où t’imagines-tu dans un an pile ?

Comme j’aime beaucoup le style de vie que j’ai choisi, j’imagine qu’il n’aura pas vraiment changé ; je me vois cependant plus sereine ; j’y travaille, en tous cas !

A quelle question souhaiterais-tu obtenir une réponse ?

Qu’est-ce que la vie réserve à mes filles ?

Quel surnom pourrais-tu te donner ?

La folle aux chats !

Une image, un mot, sur quoi as-tu envie de clore cette interview ?

Un petit peu de philosophie, tiens ! La vie est un beau voyage, malgré ses turbulences. J’aimerais que chacun puisse en profiter…

Cinq ans !

Je me souviens d’une photo de moi toute petite fille, dans la cour chez mes grands-parents, le nez dans une rose, affichant un cinq jaune sur un t-shirt noir. Je l’aurais bien publiée, à l’occasion de ce six-cent-septième article depuis le 5 août 2014, date à laquelle j’inaugurais ce blog. Seulement je ne l’ai pas retrouvée… Tant pis. Je signalerai seulement l’anniversaire en quelques mots.

Voilà.

Ce sera tout pour aujourd’hui.

De retour, de retour, mais encore ?

Une semaine.

Ça fait une semaine que j’ai retrouvé l’accès à mon blog et je n’ai rien publié… Oh ! Je voulais taper en entier une nouvelle écrite au fil des pages d’un agenda du 14 octobre au 28 novembre il y a six ans et la découper en épisodes équilibrés. Et puis, j’ai lu ce que j’avais noté tout de suite après (le mardi 29 novembre) :

Voilà. J’ai le squelette. Maintenant, il reste à mettre de la chair et l’habiller.

ce qui a eu pour effet de réveiller mon moi perfectionniste et de me couper dans mon élan.

Je n’ai même pas fini de tout taper, mais c’est parce que je n’ai pas eu le temps — cela dit, il ne me manque pas grand chose.

Je me demande si je peaufine, si j’améliore jusqu’à donner assez de chair et un habillage convenable à cette nouvelle, jusqu’à ce qu’elle me semble aboutie — mais à quel moment me semblera-t-elle aboutie ? Je cogite dans ma tête, autant dire dans le vide puisque je n’ai pas le texte sous les yeux… Et puis j’entends la phrase magique : « La version une sera toujours meilleure que la version zéro » , et puis je me dis aussi que ce blog est un peu comme un atelier laboratoire. Alors…

Allez, vas-y quoi !

Oui.
Donc, je termine, je relis, je découpe et je mets en ligne en modifiant comme ça me vient sous les doigts. Voilà.

A tout bientôt.

Et en attendant, un refrain :

Je m’prends trop au sérieux
Mon cerveau se prend pour un dieu
Je m’prends trop au sérieux
J’oublie que la vie est un jeu
Je m’prends trop au sérieux, au sérieux

Vous avez reconnu l’air ? Indiquez-le moi en commentaire et je vous réserve une petite surprise.

Je vous présente Persiflette

La chronique du jour est un peu particulière, puisqu’il s’agit de jouer l’intervieweuse d’une copine, que dis-je ! d’une autre moi-même, nouvellement entrée dans la blogosphère : Persiflette d’Attrapelune. Un bien joli nom pour un charmant oiseau.

160629_PersiflettePersiflette a choisi l’été pour partager ses premières pages de péages.
En effet, depuis le 20 juin dernier, elle met en ligne histoires et anecdotes de la vie au péage d’autoroute, des tranches de vie plus ou moins anciennes, sans ordre chronologique, car elle a décidé de n’en faire qu’à sa tête, en prenant soin tout de même de titrer par date pour garder un point de repère.

La Petite Rosette : Alouette qui n’en fait qu’à sa tête, corbeau de fable, merle moqueur, quel genre d’oiseau es-tu ?

Persiflette d’Attrapelune : Un drôle j’espère ! Disons, un oiseau à plume. De celle qui écrit, si tu vois ce que je veux dire.

LPR : Oui, je vois très bien. C’est donc cette plume qui t’a portée à « donner vie à ce blog » ?

PA : D’abord, je dois préciser que je ne suis pas la créatrice de ce blog. J’en reprends les rênes après la défection de Lady Nosaure disparue aussi vite qu’apparue. Un peu trop jurassique peut-être… Bref, après rafraichissement de la mise en page, j’ai effectivement dans l’idée de donner vie à ce blog, avec l’envie de partager ce que j’ai relevé d’abord pour moi pendant des années. A quoi ça sert de tout consigner pour soi dans des journaux de bord ? Enfin, quand je dis tout, j’exagère. Il s’agit surtout de « petites choses » — si je peux me permettre le clin d’œil — des trucs qui me semblaient, et qui me semblent encore, intéressants, marquants ou surprenants. Des trucs à raconter. L’humeur du moment.

LPR : et combien en as-tu de ces journaux de bord ?

PA : Une douzaine. J’ai commencé en 2001, le lundi 18 juin.

LPR : ce qui fait quinze ans tout juste entre la première page dans le cahier et la première page en ligne…

PA : Ah oui, tiens ! Quinze ans pile ! Wouah ! Je n’avais pas remarqué ! J’avais noté sur la première page du premier journal : « un cahier pour ne plus noter les mots sur des feuilles volantes » … Les feuilles volantes, on finit par les semer, ce qui est fort dommage. D’autant plus qu’elles ne poussent pas. Je me demande si je pourrais remettre la patte dessus d’ailleurs… Ce serait chouette d’en retrouver. Parce que déjà en quinze ans la vie au péage a drôlement changé, alors en vingt ou plus ! Faudra que je cherche !

LPR : C’est du brut ce que tu mets en ligne ?

PA : Presque. Enfin, ça dépend. Soit je recopie une page complète de journal, qui devient alors une tranche de vie, soit j’extrais un élément saisi au vol, sur le vif ou alors une réflexion personnelle. Voilà pour l’idée de classement. Après, ce n’est pas toujours facile de classer justement…

LPR : Tu écris tous les jours ?

PA : A une période oui, mais plus maintenant. Le défi d’écrire quelque chose à chaque poste s’est émoussé. Mais qui sait… Peut-être que le blog va le réveiller.

LPR : C’est ce que je te souhaite, Persiflette. Est-ce que tu connais déjà le sujet de ta prochaine page ?

PA : Pas du tout ! Peut-être qu’il s’agira de quelque chose d’avant 2001, si je trouve. Ou du tout frais de juin 2016…

LPR : tu n’aurais pas une anecdote pour conclure ?

PA : Là tout de suite, non. Demain peut-être. Faudra venir voir sur le blog !