Démunie

Ce matin, je me suis réveillée au sortir d’un rêve qui m’a laissé la sensation d’être démunie. Pas très agréable comme sensation, mais, cela dit, moins désagréable que le sentiment d’impuissance. Démunie, ça veut dire, pour moi, que je ne me sens pas à la hauteur, que je manque de confiance en moi, mais qu’il suffirait que je lâche prise, que je me laisse porter par le mouvement de la vie.

Je me demande ce qu’en dit le dictionnaire… Alors j’ouvre le tome I de mon Robert Historique, puis le tome II :

Participe passé du verbe démunir, antonyme préfixé de munir issu du latin munire, terme technique du bâtiment signifiant « faire un travail de maçonnerie, bâtir, fortifier » d’où, au figuré, « fortifier, protéger » . Le verbe latin est dérivé de moene, pluriel moenia, « murailles, enceinte, fortification » .

Si démunir est sorti d’usage, démuni reste usuel au sens de « dépourvu » , comme peut l’être la cigale, la bise venue…

Donc, démuni, mot de six lettres, trois consonnes, trois voyelles, trois syllabes avec lesquelles il est loisible de jouer.

Dé à coudre
Mu par la curiosité
Ni vu ni connu

Munie d’un dé à coudre, pour donner à boire à un petit oiseau…

Certes, pourquoi pas, mais encore ?

Munie d’un dé, je joue à un jeu de l’oie un peu particulier, depuis des années (une génération ou pas loin). Alea jacta est, le sort en est jeté : cinq, deux, trois, etc. je progresse d’une case à l’autre, me traçant un destin au fil des lancers, autant de fois que je le souhaite, autant de fois que je suis inspirée.

Il y a d’ailleurs bien longtemps que je n’ai pas écrit de nouvel épisode… Je me demande quand je vais m’y remettre… Je me demande où cette histoire va finir par m’emmener… Je me demande si elle aura une fin…